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dimanche 6 novembre 2011

On se croise, on se suit, on se dépasse...

On se croise, on se suit, on se dépasse, on ne se rencontre pas (sauf sous la forme brutale de la collision) et l'aimable coup de chapeau fait place au furieux coup de klaxon. Ce chauffeur qui, sur une route sinueuse, roule trop lentement devant nous, ce n'est plus notre prochain mais un obstacle ambulant, une cause d'embouteillage, un mangeur de moyenne, etc. - tout sauf un être humain auquel on concède le droit d'admirer le paysage... (Gustave Thibon)


Pourquoi tant d'agressivité lorsque les gens sont au volant de leur voiture ? J'aimerais comprendre parfois... 

lundi 6 décembre 2010

Ne pas comparer...

Ne se sentir heureux que par comparaison, c'est se condamner à n'être jamais vraiment heureux, car il faut toujours se démener pour rejoindre ou pour dépasser quelqu'un.
(Gustave Thibon)

lundi 30 août 2010

De retour de vacances

Me voici de retour de vacances.
Et c'est reparti !... ;-)

Croire à l'espace plus qu'à l'aile. Ainsi, sans courir après rien, on possède tout. Les choses fuient celui qui les cherche, elles viennent à celui qui ne bouge pas.
(Gustave Thibon)

mardi 15 juin 2010

Donnez peu à un être...

Donnez peu à un être. Il trouvera que c'est trop.
Mettez-vous à lui
donner beaucoup : il trouvera que ce n'est pas assez.
Ainsi
s'expliquent la naissance et la mort de toutes les affections.
L'amour
commence par l'éblouissement d'une âme qui n'attendait rien et se clôt sur la déception d'un moi qui exige tout.

Gustave Thibon

mardi 18 mai 2010

Et t'aimer encore

Magnifique peinture de Maria Amaral (j'aime beaucoup ce qu'elle fait), accompagnée de ces quelques lignes de Gustave Thibon, ces quelques lignes très belles et terribles à la fois...

Accepter de ne plus rien recevoir de toi.
Puis consentir à ne plus rien te donner.
Et t'aimer encore.

Gustave Thibon

mercredi 21 octobre 2009

Je t'aime trop pour n'aimer que toi

.

Je n'aime pas que toi. Mais j'aime toute chose en toi et je t'aime en toute chose. Tu n'es pas l'être qui usurpe et voile pour moi le monde, tu es le lien qui m'unit au monde. L'amour intégral exclut l'amour exclusif : je t'aime trop pour n'aimer que toi.
Gustave Thibon (L'Échelle de Jacob)

(La peinture est de Jim Dine)

mardi 28 juillet 2009

La nuit...

Hugo écrivait à l'adresse des pessimistes de son époque : Vous voyez l'ombre, et moi je contemple les astres. Chacun a sa façon de regarder la nuit...
Gustave Thibon



(Peinture : Van Gogh)

FEMMES ET HOMMES

Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent qui tissez des tissus de mots au bout de vos dents,
Ne vous laissez pas attacher,
ne permettez pas qu'on fasse sur vous des rêves impossibles...
On est en Amour avec vous tant que vous correspondez au rêve que l'on a fait sur vous,
alors le fleuve Amour coule tranquille,
les jours sont heureux sous les marronniers mauves,
Mais s'il vous arrive de ne plus être ce personnage qui marchait dans le rêve,
alors soufflent les vents contraires,
le bateau tangue, la voile se déchire,
on met les canots à la mer,
les mots d'Amour deviennent des mots-couteaux qu'on vous enfonce dans le coeur.
La personne qui hier vous chérissait vous hait aujourd'hui;
La personne qui avait une si belle oreille pour vous écouter pleurer et rire
ne peut plus supporter le son de votre voix.
Plus rien n'est négociable
On a jeté votre valise par la fenêtre,
Il pleut et vous remontez la rue dans votre pardessus noir,
Est-ce aimer que de vouloir que l'autre quitte sa propre route et son propre voyage?
Est-ce aimer que d'enfermer l'autre dans la prison de son propre rêve?

Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent
Qui tissez des tissus de mots au bout de vos dents
ne vous laissez pas rêver par quelqu'un d'autre que vous même
Chacun a son chemin qu'il est seul parfois à comprendre.
Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent,
Si nous pouvions être d'abord toutes et tous et avant tout et premièrement des amants de la vie,
alors nous ne serions plus ces éternels questionneurs,
Ces éternels mendiants qui perdent tant d'énergie
et tant de temps à attendre des autres des signes,
des baisers, de la reconnaissance
Si nous étions avant tout et premièrement des amants de la vie,
Tout nous serait cadeau
Nous ne serions jamais déçus
On ne peut se permettre de rêver que sur soi-même
Moi seul connais le chemin qui conduit au bout de mon chemin
Chacun est dans sa vie
et dans sa peau...
A chacun sa texture
son message et ses mots

Julos Beaucarne