mardi 26 juin 2012

Pourquoi pas ?

Une utopie qui se borne à décrire un rêve irréalisable est plus néfaste qu'utile ; le fossé entre le réel vécu dans l'instant et le souhaitable imaginé pour plus tard apparaît définitivement infranchissable. Tous les abandons sont alors justifiés, tous les projets se heurtent à la lâcheté des « À quoi bon ? ». 
Elle peut être au contraire un facteur de renouveau, être à l'origine d'une dynamique, si elle est reçue en suscitant un « Pourquoi pas ? ».
(Albert Jacquard)

lundi 25 juin 2012

Mais vivre sans tendresse...

Mais vivre sans tendresse 
On ne le pourrait pas
 Non, non, non, non
 On ne le pourrait pas 


Paroles complètes de la chanson ici

vendredi 22 juin 2012

Ce qui est dit l'a été, et pour toujours le sera

Ce qui est dit l'a été, et pour toujours le sera. Les mots lancés à haute et intelligible voix sont dotés d'un pouvoir de perforation: ils entrent en nous, nous envahissent, s'installent dans notre mémoire, ne s'en vont plus jamais.
(Les Autres (2006)) (Alice Ferney)

mardi 19 juin 2012

La fille à la fleur

Rien ne justifie la guerre. Jamais. (René Barjavel)

"La fille à la fleur" - Marc Riboud - 1967

lundi 18 juin 2012

Le décalage

Peinture de J.J. Henner
Que peut changer un mot ? Une phrase ? Une lettre ? On ne devrait pas écrire. Le décalage est trop grand entre le moment où on écrit une lettre et celui où elle est lue.
(Gil Bluteau)

vendredi 15 juin 2012

Dis-le...

Dis ce qui t'est le plus personnel, dis-le, il n'y a que cela qui importe, n'en rougis pas : les généralités se lisent dans les journaux.
(Elias Canetti)

mardi 12 juin 2012

L'inachevé...

L'inachevé, l'incomplétude seraient essentiels à toute perfection.
(Christian Bobin)

dimanche 10 juin 2012

Franchir la porte

Photo trouvée ici
Franchir la porte, c'est tout un monde,
mais, en fait, il suffit de faire un pas.
(Jean Anouilh)

jeudi 7 juin 2012

Laurent Voulzy - Du temps qui passe

P'tite chanson légère mais profonde pour ce jour du 7 juin... :-)


Paroles ici 

samedi 2 juin 2012

Si votre quotidien vous paraît pauvre...

Rainer Maria Rilke
Si votre quotidien vous paraît pauvre, ne l'accusez pas. Accusez-vous vous-même de ne pas être assez poète pour appeler à vous ses richesses.
(Rainer Maria Rilke)

FEMMES ET HOMMES

Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent qui tissez des tissus de mots au bout de vos dents,
Ne vous laissez pas attacher,
ne permettez pas qu'on fasse sur vous des rêves impossibles...
On est en Amour avec vous tant que vous correspondez au rêve que l'on a fait sur vous,
alors le fleuve Amour coule tranquille,
les jours sont heureux sous les marronniers mauves,
Mais s'il vous arrive de ne plus être ce personnage qui marchait dans le rêve,
alors soufflent les vents contraires,
le bateau tangue, la voile se déchire,
on met les canots à la mer,
les mots d'Amour deviennent des mots-couteaux qu'on vous enfonce dans le coeur.
La personne qui hier vous chérissait vous hait aujourd'hui;
La personne qui avait une si belle oreille pour vous écouter pleurer et rire
ne peut plus supporter le son de votre voix.
Plus rien n'est négociable
On a jeté votre valise par la fenêtre,
Il pleut et vous remontez la rue dans votre pardessus noir,
Est-ce aimer que de vouloir que l'autre quitte sa propre route et son propre voyage?
Est-ce aimer que d'enfermer l'autre dans la prison de son propre rêve?

Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent
Qui tissez des tissus de mots au bout de vos dents
ne vous laissez pas rêver par quelqu'un d'autre que vous même
Chacun a son chemin qu'il est seul parfois à comprendre.
Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent,
Si nous pouvions être d'abord toutes et tous et avant tout et premièrement des amants de la vie,
alors nous ne serions plus ces éternels questionneurs,
Ces éternels mendiants qui perdent tant d'énergie
et tant de temps à attendre des autres des signes,
des baisers, de la reconnaissance
Si nous étions avant tout et premièrement des amants de la vie,
Tout nous serait cadeau
Nous ne serions jamais déçus
On ne peut se permettre de rêver que sur soi-même
Moi seul connais le chemin qui conduit au bout de mon chemin
Chacun est dans sa vie
et dans sa peau...
A chacun sa texture
son message et ses mots

Julos Beaucarne