vendredi 30 novembre 2007

Agathe

Blue nude - Pablo Picasso

Elle avait toujours le cœur qui boîtait un peu
Toujours le rire à fleur de larmes
Mais la tendresse pas consumée
La révolte pas consommée.

Elle avait le regard en attente du beau

Et cette douceur de la violence qui déchire un peu
Elle avait les gestes qui griffent et chantonnent bleu
Autour de l’abandon et de l’espérance.

Elle avait le goût amer du temps qui fuit

De l’espace qui s’évade trop vite
Du mouvement de la vie à retenir
Pour jongler encore un peu
Avec les mille possibles de l’attente.

Elle avait le sens de la passion

L’impatience de l’infini
La main qui dévoile les rêves pour les ancrer
Dans le réel et en faire un don.

Oui elle avait

L’offrance offerte et l’accueil
Qui multiplie la rencontre
Elle provoquait les jours à renouveler
Elle avait
La pudeur excessive de ceux qui savent
Leur blessure ouverte à jamais.

Tu étais Agathe la vie étourdissante

Inconsolable à jamais
Restée inachevée
Sur le désir
De vivre.

J. Salomé, Apprivoiser la tendresse, Ed. J'ai lu, p. 186-187

jeudi 29 novembre 2007

Recommencer avec lui...

« Elle avait supplié Dieu de lui concéder au moins un instant afin qu’il ne s’en allât pas sans savoir combien elle l’avait aimé par-delà leurs doutes à tous les deux, et senti un désir irrésistible de recommencer sa vie avec lui depuis le début, afin qu’ils pussent se dire tout ce qu’ils ne s’étaient pas dit et bien refaire tout ce qu’autrefois ils avaient peut-être mal fait. »
Gabriel Garcia Marquez

mercredi 28 novembre 2007

Câlinou du soir

Photo: © Ben&Aurel 2007

Bonne nuit à vous. Dormez bien et faites de beaux rêves... comme notre petit minaron...

Pour maintenir un bon feu

Pour maintenir un bon feu, gardez les bûches proches l'une de l'autre pour qu'elles s'enflamment bien, mais avec assez d'espace entre elles, pour que l'air puisse circuler. La règle est la même pour les diverses relations humaines.
Marnie Crowel

J'ai tant rêvé de toi

Peinture : Gustav Klimt


J'ai tant rêvé de toi
que tu perds ta réalité.
Est-il encore temps d'atteindre ce corps vivant et de baiser
sur cette bouche la naissance de la voix qui m'est chère ?

J'ai tant rêvé de toi
que mes bras habitués en étreignant ton ombre
à se croiser sur ma poitrine
ne se plieraient pas au contour de ton corps, peut-être.
Et que, devant l'apparence réelle de ce qui me hante et me gouverne depuis des jours et des années,
je deviendrais une ombre sans doute.
O balances sentimentales.

J'ai tant rêvé de toi
qu'il n'est plus temps sans doute que je m'éveille.
Je dors debout, le corps exposé à toutes les apparences de la vie et de l'amour et toi,
la seule qui compte aujourd'hui pour moi, je pourrais moins toucher ton front et tes lèvres que les premières lèvres et le premier front venu.

J'ai tant rêvé de toi,
tant marché, parlé, couché avec ton fantôme
qu'il ne me reste plus peut-être,
et pourtant, qu'à être fantôme parmi les fantômes et plus ombre cent fois que l'ombre qui se promène et se promènera allégrement sur le cadran solaire de ta vie.

Robert Desnos

mardi 27 novembre 2007

You're the one for me



Une voix magnifique, une authenticité rare, une femme d'une sensibilité peu commune : Tracy Chapman, You're the One For Me

La vie

"On ne croit jamais assez en soi.
On ignore toujours la puissance des ressources de la vie.
Mais la vie c'est oser franchir les murailles que l'on dresse devant soi-même.
Oser dépasser les limites que l'on se donne.
La vie c'est toujours aller au-delà."

"On ne construit pas contre quelqu'un ou quelque chose.
Une vie, si on veut qu'elle soit pleine, ne doit pas être dressée contre mais pour quelqu'un ou quelque chose.
Pour.
Parce qu'une vie est une totalité, une seule plante. Et si l'on griffe au-dehors les autres, on griffe aussi soi au-dedans."

Martin Gray, Le livre de la vie

lundi 26 novembre 2007

Un petit tour en Provence

Ce soir, je vous emmène faire un petit tour en Provence !
Babs (ma charmante belle-soeur) m'a envoyé des photos des calanques de Cassis, des calanques d'En-Vau et de Port Miou. Les voici, elles sont pour vous.

Merci à toi, petite belle-soeur, pour ces magnifiques photos.

Port Miou


Calanques d'En-Vau




Les calanques de Cassis
Photos: © Babs 2007

dimanche 25 novembre 2007

samedi 24 novembre 2007

Bon week-end

Photo: © Françoise2007

Passez toutes et tous un très bon week-end. Je vous embrasse.

vendredi 23 novembre 2007

L'amour à la machine



L'amour à la machine, Alain Souchon.

J'aime beaucoup les chansons d'Alain Souchon, et le personnage qu'il est : sympa, aérien, simple. Je l'ai vu en concert, c'était fabuleux !

Dors-tu ?

Peinture : Maria Amaral

Et toi ! dors-tu quand la nuit est si belle,
Quand l'eau me cherche et me fuit comme toi ;
Quand je te donne un coeur longtemps rebelle ?
Dors-tu, ma vie ! ou rêves-tu de moi ?

Démêles-tu, dans ton âme confuse,
Les doux secrets qui brûlent entre nous ?
Ces longs secrets dont l'amour nous accuse,
Viens-tu les rompre en songe à mes genoux ?

As-tu livré ta voix tendre et hardie
Aux fraîches voix qui font trembler les fleurs ?
Non ! c'est du soir la vague mélodie ;
Ton souffle encor n'a pas séché mes pleurs !

Garde toujours ce douloureux empire
Sur notre amour qui cherche à nous trahir :
Mais garde aussi son mal dont je soupire ;
Son mal est doux, bien qu'il fasse mourir !

Marceline Desbordes-Valmore

jeudi 22 novembre 2007

Ne jouez pas avec l'amour

Ne jouez ni avec vos sentiments ni avec ceux de l'autre. Même si l'amour prend l'expression d'un jeu, il mérite, ô combien, d'être pris au sérieux.
Catherine Bensaïd

Un p'tit coin de paradis

Ce matin, de la pluie, du brouillard... pas terrible comme temps...
Aussi, je vous emmène dans mon petit coin de paradis, question de retrouver un peu de couleurs et de chaleur.
Vous connaissez presque tous mon petit coin de paradis. Pour ceux qui ne le connaissent pas, il s'agit d'une petite maison aux volets bleus (c'est pourquoi, je l'appelle très souvent ma petite maison bleue). Elle est située dans un petit village de la Haute-Loire. Cette petite maison me vient de ma mère et nous en avons hérité, ma soeur et moi.
C'est un lieu magique, où je vais me ressourcer le plus souvent possible.
Nous y passions nos vacances d'été avec nos parents lorsque nous étions enfants. Je ressens encore la présence de toutes ces personnes chères qui ont vécu ici et c'est doux à mon coeur.
Les autres vues ont été faites juste à quelques centaines de mètres de la petite maison.
C'était cet été au mois d'août.

Bonne journée à vous. Je vous embrasse.





Photos: © Françoise2007

mercredi 21 novembre 2007

Accepter

Accepter que tout a une fin demande beaucoup de sagesse.
Daniel Desbiens

Que sont mes amis devenus

Peinture : Pablo Picasso

Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Ce sont amis que vent me porte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta

Avec le temps qu'arbre défeuille
Quand il ne reste en branche feuille
Qui n'aille à terre
Avec pauvreté qui m'atterre
Qui de partout me fait la guerre
Au temps d'hiver
Ne convient pas que vous raconte
Comment je me suis mis à honte
En quelle manière

Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Le mal ne sait pas seul venir
Tout ce qui m'était à venir
M'est advenu

Pauvre sens et pauvre mémoire
M'a Dieu donné, le roi de gloire
Et pauvre rente
Et droit au cul quand bise vente
Le vent me vient, le vent m'évente
L'amour est morte
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta

Rutebeuf (1230-1285)

mardi 20 novembre 2007

Câlinou du soir

C'est l'heure d'aller dormir... Bonne nuit à vous. Je vous embrasse.

La certitude...

De tout, il resta trois choses :
La certitude que tout était
en train de commencer,
la certitude qu'il fallait continuer,
la certitude que cela serait interrompu
avant que d'être terminé.

Faire de l'interruption, un nouveau chemin,
faire de la chute, un pas de danse,
faire de la peur, un escalier,
du rêve, un pont,
de la recherche... une rencontre.

Fernando Pessoa

lundi 19 novembre 2007

Tant de belles choses



Tant de belles choses, par Françoise Hardy.

A l'amour

Peinture : J.-J. Henner

Reprends de ce bouquet les trompeuses couleurs,
Ces lettres qui font mon supplice,
Ce portrait qui fut ton complice ;
Il te ressemble, il rit, tout baigné de mes pleurs.

Je te rends ce trésor funeste,
Ce froid témoin de mon affreux ennui.
Ton souvenir brûlant, que je déteste,
Sera bientôt froid comme lui.

Oh ! Reprends tout.
Si ma main tremble encore,
C'est que j'ai cru te voir sous ces traits que j'abhorre.
Oui, j'ai cru rencontrer le regard d'un trompeur ;
Ce fantôme a troublé mon courage timide.

Ciel ! On peut donc mourir à l'aspect d'un perfide,
Si son ombre fait tant de peur !
Comme ces feux errants dont le reflet égare,
La flamme de ses yeux a passé devant moi ;

Je rougis d'oublier qu'enfin tout nous sépare ;
Mais je n'en rougis que pour toi.
Que mes froids sentiments s'expriment avec peine !
Amour... que je te hais de m'apprendre la haine !

Eloigne-toi, reprends ces trompeuses couleurs,
Ces lettres, qui font mon supplice,
Ce portrait, qui fut ton complice ;
Il te ressemble, il rit, tout baigné de mes pleurs !

Cache au moins ma colère au cruel qui t'envoie,
Dis que j'ai tout brisé, sans larmes, sans efforts ;
En lui peignant mes douloureux transports,
Tu lui donnerais trop de joie.

Reprends aussi, reprends les écrits dangereux,
Où, cachant sous des fleurs son premier artifice,
Il voulut essayer sa cruauté novice
Sur un coeur simple et malheureux.

Quand tu voudras encore égarer l'innocence,
Quand tu voudras voir brûler et languir,
Quand tu voudras faire aimer et mourir,
N'emprunte pas d'autre éloquence.

L'art de séduire est là, comme il est dans son coeur !
Va ! Tu n'as plus besoin d'étude.
Sois léger par penchant, ingrat par habitude,
Donne la fièvre, amour, et garde ta froideur.

Ne change rien aux aveux pleins de charmes
Dont la magie entraîne au désespoir :
Tu peux de chaque mot calculer le pouvoir,
Et choisir ceux encore imprégnés de mes larmes...

Il n'ose me répondre, il s'envole... il est loin.
Puisse-t-il d'un ingrat éterniser l'absence !
Il faudrait par fierté sourire en sa présence :
J'aime mieux souffrir sans témoin.

Il ne reviendra plus, il sait que je l'abhorre ;
Je l'ai dit à l'amour, qui déjà s'est enfui.
S'il osait revenir, je le dirais encore :
Mais on approche, on parle... hélas ! Ce n'est pas lui !

Marceline Desbordes-Valmore

samedi 17 novembre 2007

Balade en Corse

Je vous avais promis un autre petit tour en Corse. Eh bien, c'est pour aujourd'hui.
Voici quelques autres photos de Corse du Sud. C'est pour vous !
Hum... ce ciel bleu, ce soleil... ça fait rêver...

Si tu passes par ici, merci à toi Michel, pour ces photos divines !




vendredi 16 novembre 2007

tu veux être libre...

... tu veux être libre de toutes les choses qui te tirent en arrière - la routine, l'autorité, l'ennui, la gravité. Ce que tu n'as pas encore compris, c'est que tu es déjà libre, et que tu l'as toujours été.
Richard Bach

En équilibre

Peinture : Odilon Redon

Je marche sur un fil
Je cherche l'équilibre
Ma vie n'a pas de profil
Je ne veux qu'être libre

Dans mon corps en péril
Je cherche ma voie, ma raison
Cela ne devrait pas être difficile
Mais en moi tout n'est que passion

Rien qu'un battement de cils
Peut me faire chavirer
Mon coeur est si fragile
J'ai si peur de tomber

Dans ce monde imbécile
Je cherche à trouver ma place
Mais je ne suis pas assez docile
Pour accepter vos grimaces

Laissez moi vivre tranquille
Loin des bruits, des rumeurs
Je veux descendre de mon fil
Et sentir le parfum du bonheur

M.N Littlesun

jeudi 15 novembre 2007

Confusion

On ne comprend rien à la vie tant qu'on n'a pas compris que tout y est confusion.
Henry de Montherlant

Un peu de moi

© Françoise2007

Voici une nouvelle rubrique où je mettrai quelques-unes des peintures, sculptures et dessins que j'ai faits il y a quelques mois ou années...
Certains les connaissent déjà, ce sera donc pour les autres...

mercredi 14 novembre 2007

Sonnet

Peinture : J.-J. Henner

Mon âme a son secret, ma vie a son mystère,
Un amour éternel en un moment conçu :
Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire,
Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su.

Hélas ! j'aurai passé près d'elle inaperçu,
Toujours à ses côtés, et pourtant solitaire.
Et j'aurai jusqu'au bout fait mon temps sur la terre,
N'osant rien demander et n'ayant rien reçu.

Pour elle, quoique Dieu l'ait faite douce et tendre,
Elle suit son chemin, distraite et sans entendre
Ce murmure d'amour élevé sur ses pas.

À l'austère devoir, pieusement fidèle,
Elle dira, lisant ces vers tout remplis d'elle
"Quelle est donc cette femme ?" et ne comprendra pas

Félix Arvers (1806-1850)

mardi 13 novembre 2007

Contes d'errance, contes d'espérance

Ce soir, j'ai envie de vous parler de ce livre de Jacques Salomé, que je viens d'acheter et de lire : "Contes d'errance, contes d'espérance".
Je vous le conseille...

Présentation de l'éditeur :
« Il est des contes pour rire et pleurer, et d'autres pour entendre au-delà des maux le silence des mots. Des contes pour nous permettre d'apprivoiser la part d'ombre et de secret qui habite nos histoires visibles. Des contes pour entendre l'indicible et nous réconcilier avec notre passé et l'emprise de notre histoire. Leurs mots peuvent être comme des coups qui frappent le tambour de l'imaginaire. Poursuivant le chemin des Contes à guérir, contes à grandir et de Contes à aimer, contes à s'aimer, ces Contes d'errances, contes d'espérance représentent pour moi l'essentiel de mes découvertes et de mes enthousiasmes. »

J'ai déjà lu de nombreux livres de Jacques Salomé. J'aime sa façon d'écrire, cette façon d'utiliser un langage simple et clair, et qui nous aide à essayer de mieux nous comprendre, à mieux comprendre nos proches, nos amis, nos enfants.
Celui-ci est particulièrement facile à lire : des histoires tendres et ludiques, des histoires à rêver, mettant en scène des humains, des animaux, des végétaux...

Je ne peux pas vous recopier un conte, mais voici quelques citations très parlantes tirées de ce livre :
- "Le bonheur n'est ni un droit ni une obligation. C'est un état provisoire, souvent éphémère, qui prend ses racines dans quelques ancrages sacrés : vivre au présent, accepter de s'aimer, recevoir l'autre comme un cadeau, accueillir les miracles de l'imprévisible."
- "Ce n'est pas l'amour, aussi merveilleux soit-il, qui permet à deux êtres qui s'aiment de rester ensemble dans la durée d'une vie. C'est la qualité de la communication, la richesse des échanges, la vitalité des partages qui nourriront leur relation et la maintiendront vivante."
- "Des forces d'amour et des forces de destruction cohabitent en chacun de nous. Il est important et vital d'aider les forces d'amour, non seulement à trouver leur place, mais aussi à se développer à chaque instant de notre vie."
- "La tendresse est le langage le plus direct pour atteindre l'âme et nous permettre de rejoindre cette part de nous-mêmes qui sait, au-delà des mots et des gestes, nous rejoindre au plus près de nos possibles, au plus profond de nos attentes."

Voilà. Si vous avez lu ce livre ou d'autres du même auteur, n'hésitez pas à me donner votre avis, ça m'intéresse...
Bonne soirée à vous tous, ou bonne journée si vous ne passez que demain matin.
Je vous embrasse.

lundi 12 novembre 2007

Les gens qui aiment les chats

Photo: © Françoise2007

"Les gens qui aiment les chats évitent les rapports de force. Ils répugnent à donner des ordres et craignent ceux qui élèvent la voix, qui osent faire des scandales. Ils rêvent d'un monde tranquille et doux où tous vivraient harmonieusement ensemble. Ils voudraient être ce qu'ils sont sans que personne ne leur reproche rien.
Les gens qui aiment les chats sont habiles à fuir les conflits et se défendent fort mal quand on les agresse. Ils préfèrent se taire, quitte à paraître lâches. Ils ont tendance au repli sur soi, à la dévotion. Ils sont fidèles à des rêves d'enfants qu'ils n'osent dire à personne. Ils n'ont pas du tout peur du silence. Ils ne s'arrangent pas trop mal avec le temps qui passe, leur songe intérieur estompe les repères, arrondit les angles des années.
Les gens qui aiment les chats adorent cette indépendance qu'ils ont, car cela garantit leur propre liberté. Ils ne supportent pas les entraves ni pour eux-mêmes ni pour les autres. Ils ont cet orgueil de vouloir être choisis chaque jour par ceux qui les aiment et qui pourraient partir librement, sans porte fermée, sans laisse, sans marchandage. Et rêvent bien sûr que l'amour aille de soi, sans effort, et qu'on ne les quitte jamais. Ils ne veulent pas obtenir les choses par force et voudraient que tout soit donné.
(...)
Les gens qui aiment les chats sont souvent frileux. Ils ont grand besoin d'être consolés. De tout. Ils font semblant d'être adultes et gardent secrètement une envie de ne pas grandir. Ils préservent jalousement leur enfance et s'y réfugient en secret derrière leurs paupières mi-closes, un chat sur les genoux."
Anny Duperey, "Les Chats mots", Ed. Ramsay 2003, p. 15-16.

Je fais partie de ces gens qui aiment les chats... Et vous ?...

Le bonheur exige la bravoure

Je peux avoir des défauts, vivre dans l’anxiété et être énervé parfois,
mais je n’oublie pas que ma vie est la plus grande entreprise du monde
et je peux éviter qu’elle courre à la faillite.
Être heureux c’est reconnaître que ça vaut la peine de vivre
malgré tous les défauts, incompréhensions et moments de crise.
Être heureux c’est arrêter d’être submergé par les problèmes
et être l’auteur de sa propre histoire.
C’est traverser des déserts en dehors de soi,
mais être capable de découvrir une oasis au plus profond de son âme.
C’est remercier Dieu chaque matin pour le miracle de la vie.
Etre heureux c’est ne pas avoir peur de ses propres sentiments.
C’est savoir parler de soi-même.
C’est avoir du courage pour accepter un « non ».
C’est garder son assurance face à la critique, même injuste.
Des pierres sur mon chemin ?
Les garder toutes, un jour j’en ferai un château.

Fernando Pessoa

dimanche 11 novembre 2007

vendredi 9 novembre 2007

C'est pour t'avoir vue

Peinture : Salvador Dali

C'est pour t'avoir vue
penchée à la fenêtre ultime,
que j'ai compris, que j'ai bu
tout mon abîme.

En me montrant tes bras
tendus vers la nuit,
tu as fait que, depuis,
ce qui en moi te quitta,
me quitte, me fuit ...

Ton geste, fut-il la preuve
d'un adieu si grand,
qu'il me changea en vent,
qu'il me versa dans le fleuve ?

Rainer Maria Rilke

jeudi 8 novembre 2007

mercredi 7 novembre 2007

Petit câlin du soir

Photo: © Françoise2007

Pour terminer la soirée en douceur, le petit câlinou du soir...

Le Zahir

Ce soir, j'ai envie de vous parler d'un autre livre que j'ai lu cet été :
"Le Zahir" de Paulo Coelho.
Encore un livre qui m'a beaucoup parlé. Paulo Coelho, on aime, ou on n'aime pas... moi, j'aime...

Vous connaissez la définition d'un Zahir ? Non. Alors, la voilà, d'après Paulo Coelho :
"Un objet ou un être qui, une fois que nous l'avons rencontré, finit par occuper peu à peu toutes nos pensées, au point que nous ne parvenons plus à nous concentrer sur rien".

Le résumé du livre :
Un écrivain célèbre remet en cause tous les principes qui ont gouverné sa vie lorsque sa femme disparaît sans laisser de traces. Au fil d'un périple qui le conduira de Paris jusqu'en Asie centrale, il traverse la steppe, son désert, sa magie et ses légendes pour retrouver celle qui donne plus que jamais un sens à sa vie.
Paulo Coelho revisite mythes antiques et traditions lointaines pour évoquer les thèmes de la quête de l'amour, de la femme éternelle, du pèlerinage, de la recherche de soi et des origines de la croyance. Il recourt à l'autobiographie pour décrire avec ironie l'état du monde moderne, parler de la liberté et de la solitude, et s'interroger sur l'avenir de l'homme en quête de repères, d'amour et de spiritualité.
Edition Flammarion, 2005.


Quelques extraits de ce livre parmi ceux que j'ai notés :
- "L'amour est une force sauvage. Quand nous essayons de le contrôler, il nous détruit. Quand nous essayons de l'emprisonner, il nous rend esclaves. Quand nous essayons de le comprendre, il nous laisse perdus et confus." (p. 85)
- "Il faut toujours savoir quand une étape arrive à son terme. Clore des cycles, fermer des portes, finir des chapitres - peu importe comment nous appelons cela, l'importance est de laisser dans le passé les moments de la vie qui sont achevés." (p. 147)
- "Le pire, (...) c'est de donner à une personne qui est près de nous l'impression qu'elle n'a pas la moindre importance dans notre vie." (p. 210)
- "Enfin, il m'a expliqué que la souffrance naissait quand nous attendons que les autres nous aiment comme nous l'imaginons, et non comme l'amour doit se manifester - librement, sans contrôle, nous guidant de sa force et nous empêchant de nous arrêter." (p. 282)

J'attends vos commentaires... Vous avez déjà lu des livres de Paulo Coelho. Vous aimez ?

Voilà pour ce soir mes ami(e)s. Passez une bonne soirée, et une bonne nuit. A demain. Bisous à vous.

mardi 6 novembre 2007

L'Amour n'est pas seulement un miracle...

Peinture : Maria Amaral

L'Amour n'est pas seulement un miracle, né d'une rencontre.
Il est jour après jour ce que l'on veut qu'il soit.
Il commence lorsqu'on préfère l'autre à soi-même,
Lorsqu'on l'accepte tel qu'il est et qu'on l'aime dans sa totalité.
Aimer c'est partager des mots, des regards, des espoirs et des craintes,
C'est vouloir que l'autre s'épanouisse.
Vivre d'abord fidèle à lui-même
L'amour n'est pas un acquis.
Il se construit chaque jour pour permettre le bonheur de l'autre,
le bonheur des autres.

Martin Gray

lundi 5 novembre 2007

Aime-toi, la vie t'aimera

Voici le livre dont j'ai déjà parlé à certains, et dont j'ai déjà mis plusieurs fois des extraits. Il a été mon livre de chevet à une certaine époque.
Je vous le conseille. Il est à lire et relire, sans restriction. Il fait un bien fou !


Collection
Pocket, février 1994

En résumé
Ce désormais "classique" est un véritable remède à lui tout seul et vaut bien des médicaments pour les détresses passagères qui nous empoisonnent l'existence. À travers des cas et des mots simples, Catherine Bensaid nous apporte les clés d'une estime de soi revigorée.

Mot de l'éditeur
"Personne ne m'aime." "Je ne m'accepte pas tel que je suis." "J'ai la sensation de ne pas exister." "Rien ne va jamais comme je veux"
Que pourrons-nous contre ces pensées négatives qui nous obsèdent et nous rendent malades ?
Comment nous libérer des systèmes qui nous empêchent de vivre, sans pour autant entreprendre une psychothérapie ?
Catherine Bensaïd nous propose dans ce livre formidablement tonique de découvrir l'origine de notre douleur, d'apprendre à ne plus se répéter les comportements qui nous font mal, à ne plus suivre les chemins tracés après les autres, bref, à être adulte, à écouter nos désirs et à nous donner, enfin droit au bonheur.

Il est inutile...

"Avec le temps, nous pouvons apprendre qu'il est inutile de supporter ce que, par expérience, nous savons insupportable, ou de nous lancer à nous-mêmes des défis que nous savons impossibles à relever. Il devient évident qu'il ne faut plus rien attendre de ceux qui ne peuvent rien nous donner, de même qu'il est inutile de hurler face à ceux qui ne veulent rien entendre, de gesticuler face à ceux qui ne veulent rien voir, ou de vouloir atteindre ceux qui restent fermés à toute approche."
Cath. Bensaïd : "Aime-toi, la vie t'aimera.", Ed. Robert Laffont, 1992, p. 80-81.

Il est libre

source inconnue

Il s'est enveloppé de l'absence
Il est entré dans la chaleur de l'oubli
Doucement il s'est blotti dans l'errance
Ses pensées se sont envolées vers l'infini

Le silence est devenu son ami
Car ce monde n'est que bruit

Il s'est inventé un petit coin tranquille
Enfui tout au fond de son âme
Protéger dans cet endroit si fragile
Il laisse au dehors tous ces drames

Le silence est devenu son ami
Car ce monde n'est que bruit

Il ne veut plus sortir de la solitude
Elle le protège dans son écrin
Il sait maintenant avec certitude
Qu’il est le maître de son destin

Le silence est devenu son ami
Car ce monde n'est que bruit

Personne ne peut le retenir
Il est parti sans laisser de trace
Sa raison a choisi de s’enfuir
Dans ce monde où plus rien ne le menace

Le silence est devenu son ami
Car ce monde n'est que bruit

Cet univers est désormais sa seule adresse
Il flotte au-dessus de lui
Les rêves sans cesse le caressent
Avec ses délires pour seul et unique ami

M.N Littlesun

dimanche 4 novembre 2007

Vous savez...

Vous savez, quand on veut bien se donner la peine de regarder quelqu’un, de le prendre dans ses bras, de respirer doucement, d’écouter comment son cœur bat, comment la vie circule en lui, on entend alors beaucoup de choses, plein de choses silencieuses.
Contes à aimer, contes à s’aimer, J. Salomé, Ed. Albin Michel, 2000, p. 62.

L'automne, encore l'automne...

Me revoilà !
Bon, je vous mets encore quelques photos d'automne prises dans la journée de jeudi, à quelques kms de ma petite maison bleue ; il faisait un temps magnifique.
Ce seront sans doute les dernières à avoir ces couleurs si chaudes et si lumineuses, cet orangé et ce jaune ; les feuilles ne vont pas tarder à tomber maintenant...
Bonne balade dans mon petit coin de paradis que j'affectionne tant... Bisous à tous.














Photos: © Françoise2007

samedi 3 novembre 2007

Bon week-end

Photo:©Agnes2007

De retour de mes trois jours passés dans ma petite maison bleue, je passe vous faire un petit coucou.
Je repasserai demain soir déposer encore quelques photos d'automne...

Bon dimanche à vous tous ! et gros bisous.

FEMMES ET HOMMES

Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent qui tissez des tissus de mots au bout de vos dents,
Ne vous laissez pas attacher,
ne permettez pas qu'on fasse sur vous des rêves impossibles...
On est en Amour avec vous tant que vous correspondez au rêve que l'on a fait sur vous,
alors le fleuve Amour coule tranquille,
les jours sont heureux sous les marronniers mauves,
Mais s'il vous arrive de ne plus être ce personnage qui marchait dans le rêve,
alors soufflent les vents contraires,
le bateau tangue, la voile se déchire,
on met les canots à la mer,
les mots d'Amour deviennent des mots-couteaux qu'on vous enfonce dans le coeur.
La personne qui hier vous chérissait vous hait aujourd'hui;
La personne qui avait une si belle oreille pour vous écouter pleurer et rire
ne peut plus supporter le son de votre voix.
Plus rien n'est négociable
On a jeté votre valise par la fenêtre,
Il pleut et vous remontez la rue dans votre pardessus noir,
Est-ce aimer que de vouloir que l'autre quitte sa propre route et son propre voyage?
Est-ce aimer que d'enfermer l'autre dans la prison de son propre rêve?

Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent
Qui tissez des tissus de mots au bout de vos dents
ne vous laissez pas rêver par quelqu'un d'autre que vous même
Chacun a son chemin qu'il est seul parfois à comprendre.
Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent,
Si nous pouvions être d'abord toutes et tous et avant tout et premièrement des amants de la vie,
alors nous ne serions plus ces éternels questionneurs,
Ces éternels mendiants qui perdent tant d'énergie
et tant de temps à attendre des autres des signes,
des baisers, de la reconnaissance
Si nous étions avant tout et premièrement des amants de la vie,
Tout nous serait cadeau
Nous ne serions jamais déçus
On ne peut se permettre de rêver que sur soi-même
Moi seul connais le chemin qui conduit au bout de mon chemin
Chacun est dans sa vie
et dans sa peau...
A chacun sa texture
son message et ses mots

Julos Beaucarne