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vendredi 19 février 2010

Balade en forêt

Si vous faites partie de ceux qui aiment la nature,
si vous aimez vous balader en forêt,

si vous aimez découvrir et si vous êtes curieux (de nature ;-))
suivez donc ce lien et laissez vous guider :
--> (petit clic sur) : Balade en forêt
et vous ferez une promenade des plus agréables
et surtout des plus enrichissantes.

Prenez le temps de tout regarder, de cliquer sur tous les astérisques, d'agrandir, etc. C'est fabuleux !

Bon week-end à vous, et bonne balade !


lundi 16 février 2009

Le petit homme jamais devenu grand

Je suis mineur même si je m’en vais vers mes cent ans.
Je ne serai toujours qu’un petit garçon incapable de toucher les étoiles.
Mes yeux ne pourront jamais supporter la brillance du soleil.
Je ne pourrai jamais faire face à la charge du rhinocéros
ni ne pourrai surfer sur le dos d’un requin.
Non plus plonger d’une falaise
pour nager comme un poisson dans l’écume des rochers.


Quand j’entends une symphonie, pourquoi pas moi l’avoir composée
alors que dans ma tête mijote depuis cinquante ans
des vagues de notes en délire, en délice ?
Et la palette du peintre aux couleurs feu pastel amande et paon,
pourquoi n’est-ce pas moi qui la tiens dans mes mains
avec la joie extrême de peindre un pan de l’horizon
que je pourrais gonfler à l’infini,
peignant de nuit, sous l’éclairage des comètes,

figeant dans un cadre grand comme l’océan
l’époustouflant ballet des aurores boréales
dont j’entendrais le chuchotement :
« Quelle danse allons-nous danser ?
Quel jet de lumière allons-nous lancer
à ces sympathiques sauterelles ? »
Et de se tordre de plaisir dans le ciel, de s’étirer démesurément
de souffler et faire rouler les nuages
jusqu’à les faire débouler entre deux montagnes
pour servir de ouateux oreillers
à ces magnifiques chevaux las de

dormir sur leurs pattes

Il est 4h. du matin. Du soleil dans ma tête.
Mon cœur couché sur la lune.
Mes jambes remplies de mer, ballottant devant derrière.
L’archet d’une main. Le violon de l’autre.

Diagnostiqué
paralysé mental,
je suis le seul à sourire dans l’hôpital, tout le temps, tout le temps.
Je ne dors jamais, j’ai trop à penser, trop à réaliser sur le champ mes rêves,
ce que je ne pourrais faire quand diagnostiqué normal.
Je sers la main à tous et chacun
qui ont tous un petit sourire en se disant « Pauvre lui ».
Si vous saviez… moi qui suis le propriétaire
des mers, des montagnes, des étoiles :
c’est mon terrain de jeu où les pourquoi ont tous leurs réponses.
Merci… de me garder mineur à jamais.


Karl Chaboum - 2007





Je remercie Karl Chaboum de m'avoir donné l'autorisation de publier l'un de ses textes sur mon blog.

Je précise que l'illustration n'est pas de moi,

elle a été faite par Karl Chaboum.

Allez découvrir ses autres textes sur son blog.
Le détour en vaut vraiment la peine !
Cliquer sur le lien, c'est ici -->
Chaboumyah

FEMMES ET HOMMES

Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent qui tissez des tissus de mots au bout de vos dents,
Ne vous laissez pas attacher,
ne permettez pas qu'on fasse sur vous des rêves impossibles...
On est en Amour avec vous tant que vous correspondez au rêve que l'on a fait sur vous,
alors le fleuve Amour coule tranquille,
les jours sont heureux sous les marronniers mauves,
Mais s'il vous arrive de ne plus être ce personnage qui marchait dans le rêve,
alors soufflent les vents contraires,
le bateau tangue, la voile se déchire,
on met les canots à la mer,
les mots d'Amour deviennent des mots-couteaux qu'on vous enfonce dans le coeur.
La personne qui hier vous chérissait vous hait aujourd'hui;
La personne qui avait une si belle oreille pour vous écouter pleurer et rire
ne peut plus supporter le son de votre voix.
Plus rien n'est négociable
On a jeté votre valise par la fenêtre,
Il pleut et vous remontez la rue dans votre pardessus noir,
Est-ce aimer que de vouloir que l'autre quitte sa propre route et son propre voyage?
Est-ce aimer que d'enfermer l'autre dans la prison de son propre rêve?

Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent
Qui tissez des tissus de mots au bout de vos dents
ne vous laissez pas rêver par quelqu'un d'autre que vous même
Chacun a son chemin qu'il est seul parfois à comprendre.
Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent,
Si nous pouvions être d'abord toutes et tous et avant tout et premièrement des amants de la vie,
alors nous ne serions plus ces éternels questionneurs,
Ces éternels mendiants qui perdent tant d'énergie
et tant de temps à attendre des autres des signes,
des baisers, de la reconnaissance
Si nous étions avant tout et premièrement des amants de la vie,
Tout nous serait cadeau
Nous ne serions jamais déçus
On ne peut se permettre de rêver que sur soi-même
Moi seul connais le chemin qui conduit au bout de mon chemin
Chacun est dans sa vie
et dans sa peau...
A chacun sa texture
son message et ses mots

Julos Beaucarne