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lundi 8 juin 2009

Je connais des bateaux

Je connais des bateaux qui restent dans le port
De peur que les courants les entraînent trop fort,
Je connais des bateaux qui rouillent dans le port
A ne jamais risquer une voile au dehors.

Je connais des bateaux qui oublient de partir
Ils ont peur de la mer à force de vieillir,
Et les vagues, jamais, ne les ont séparés,
Leur voyage est fini avant de commencer.

Je connais des bateaux tellement enchaînés
Qu'ils en ont désappris comment se regarder,
Je connais des bateaux qui restent à clapoter
Pour être vraiment sûrs de ne pas se quitter.

Je connais des bateaux qui s'en vont deux par deux
Affronter le gros temps quand l'orage est sur eux,
Je connais des bateaux qui s'égratignent un peu
Sur les routes océanes où les mènent leurs jeux.

Je connais des bateaux qui n'ont jamais fini
De s'épouser encore chaque jour de leur vie,
Et qui ne craignent pas, parfois, de s'éloigner
L'un de l'autre un moment pour mieux se retrouver.

Je connais des bateaux qui reviennent au port
Labourés de partout mais plus graves et plus forts,
Je connais des bateaux étrangement pareils
Quand ils ont partagé des années de soleil.

Je connais des bateaux qui reviennent d'amour
Quand ils ont navigué jusqu'à leur dernier jour,
Sans jamais replier leurs ailes de géants
Parce qu'ils ont le cœur à taille d'océan.

Mannick
.

mardi 18 novembre 2008

Petite pause

En raison d'un surplus de travail et d'un emploi du temps un peu chargé, et pour privilégier mes visites chez vous et vous lire, je vous laisse quelques jours en compagnie de cette très belle chanson de Claude Nougaro : "Ami chemin".
Belle journée à vous ! Je vous embrasse fort.




Bel ami, quel bonheur de te voir devant moi
Quelle joie, bel ami, te voilà
Justement ces jours-ci je ne pensais qu'à toi
Laisse-moi te serrer dans mes bras

Que de fois sur mes routes quand il faisait froid
Quand le doute et la peur m'étreignaient
J'ai senti ta présence et le son de ta voix
Me redire encore que tu m'aimais

Ami, quelles que soient nos vies
Dans les lignes de nos mains
Et l'étoile qui nous lie
A nos destins
Ami, je viens de la nuit
Tu arrives du matin
Et nous voici réunis
A mi-chemin

On a tous dans le coeur le désir de trouver
Un écho, un semblable, l'âme soeur
Un sourire, une phrase, une complicité
Une rencontre venue d'ailleurs

J'étais mal dans ma tête et je me détestais
D'être gris, malheureux et soudain
Avec toi, bel ami, la lumière est entrée
Me voici redevenu jardin

Ami, quelles que soient nos vies
Dans les lignes de nos mains
Et l'étoile qui nous lie
A nos destins
Ami, je viens de la nuit
Tu arrives du matin
Et nous voici réunis
A mi-chemin

Pas besoin de refaire le monde, il est fait
Il est fait par chacun d'entre nous
Nous serons des enfants dans un conte de fées
Que nous raconteront nos nounous

Ami, quelles que soient nos vies
Dans les lignes de nos mains
Et l'étoile qui nous lie
A nos destins
Ami, je viens de la nuit
Tu arrives du matin
Et nous voici réunis
A mi-chemin...

Claude Nougaro

lundi 10 novembre 2008

La tendresse

Chanson des années 70 que j'ai écoutée et réécoutée, chanson d'une autre époque, un peu démodée peut-être, mais peu importe, j'ai envie de la réécouter encore une fois avec vous, et de partager avec vous ce moment de tendresse, car la tendresse, il n'y en a jamais de trop.



La tendresse
C'est quelquefois ne plus s'aimer mais être heureux
De se trouver à nouveau deux
C'est refaire pour quelques instants un monde en bleu
Avec le cœur au bord des yeux
La tendresse, la tendresse, la tendresse,
La tendresse.

La tendresse
C'est quand on peut se pardonner sans réfléchir
Sans un regret sans rien se dire
C'est quand on peut se séparer sans se maudire
Sans rien casser, sans rien détruire
La tendresse, la tendresse, la tendresse,
La tendresse.

La tendresse
C'est un geste, un mot, un sourire quand on oublie
Que tous les deux on a grandi
C'est quand je veux te dire je t'aime et que j'oublie
Qu'un jour ou l'autre l'amour finit
La tendresse, la tendresse, la tendresse,
La tendresse.

La tendresse, la tendresse, la tendresse,
La tendresse.

Allez viens...

Daniel Guichard

lundi 21 juillet 2008

Si j'étais moi

.
Si j'étais moi,
Ni la montagne à gravir
Au bord du vide, la neige à venir
Ne me feraient peur

Si j'étais moi
Ni les pages à écrire
Ni de trouver les mots pour le dire
Ne me feraient peur

Mais je me lâche la main
Je m'éloigne de moi
Je me retrouve au matin
Sur la mauvaise voie
Quand on se perd en chemin
Comment venir à bout
De ces efforts inhumains
Qui nous mènent à nous

Si j’étais moi
Ni la femme que je suis
Ni l’homme même qui dort dans mon lit
Ne me feraient peur

Si j'étais moi
Ni les démons que je cache
Les idées noires, les flammes que je crache
Ne me feraient peur

Mais je me lâche la main
Je m'éloigne de moi
Je me retrouve au matin
Sur la mauvaise voie
Quand on se perd en chemin
Comment venir à bout
De ces efforts inhumains
Qui nous mènent à nous
Qui nous mènent à nous

Si j'étais moi
Tout ce que j'ai sur le coeur
Ce que je fais de pire et de meilleur
Ne me feraient peur

Si j'étais moi
Ce que je fais de pire et de meilleur
Ferait mon bonheur
Si j’étais moi

Zazie - 2001 - La Zizanie


Cliquez ici pour écouter :

Découvrez Zazie!

.

dimanche 6 juillet 2008

Rien qu'une chanson

Etre en apesanteur
Loin de la douleur
Loind de la gravité
Prêt à s'évader
Comme libéré

Ne plus tourner en rond
A perdre la raison
Se calmer les nerfs
Pouvoir changer d'air
Sans en avoir l'air
Léger

C'est rien qu'une chanson
Un manque de raison
Un peu d'émotion
Qu'on lâche comme des ballons

Pouvoir s'y accrocher
Lentement s'élever
Et pouvoir échapper
Aux attractions terrestres
Sans lâcher du lest

Planer sur la ville
Au-dessus des passants
Suspendu à un fil
Avoir le sentiment
Que tout est facile
Léger

C'est rien qu'une chanson
Un manque de raison
Un peu d'émotion
Qu'on lâche comme des ballons

Et plonger et plonger
Plonger dans une eau claire
Et nager et nager
A contre-courant
Prolonger prolonger
Prolonger l'éphémère

C'est rien qu'une chanson
Un manque de raison
Un peu d'émotion
Qu'on lâche comme des ballons...

Pierre Rapsat

mercredi 25 juin 2008

Ne pleure pas



Ne pleure pas, mon amour, ne pleure pas, déjà
La nuit descend, mon amour, la nuit descend, tout bas
Mais cette fois, tu le sais, je dormirai sans toi
Ce sera long, mon amour, j'aurai peut-être froid

Tu avais les yeux dans le ciel
Aux couleurs d'un chemin d'étoiles
Et j'ai sombré jusqu'à plus rien
Dans le source au creux de tes mains

A trop aimer le vent où se brisent les ailes
J'ai traversé les mots pour aller jusqu'à toi
Voulant vivre comme toi, comme on vit de soleil
Mais c'est fini tu vois et j'ai tant sommeil

Ne pleure pas, mon amour, ne pleure pas déjà
La nuit descend, mon amour, la nuit descend, tout bas
Tu trouveras, je le sais, d'autres chemins que moi
Tu t'es trompé, mon amour, je peux mourir sans toi !

Tu disais : la vie nous va bien
Nous aurons des années lumières
Beaucoup d'amour, un peu de pain
Des enfants, plus beaux qu'un "je t'aime"

Je préférais la nuit, j'aimais trop le mystère
Mes pas s'arrêtent ici, continue, solitaire
Je vais dormir là-bas, comme on dort en hiver
Mais c'est fini tu vois, et j'ai tant sommeil !

Mannick

mardi 6 mai 2008

Message personnel

free music


Au bout du téléphone, il y a votre voix
Et il y a des mots que je ne dirai pas
Tous ces mots qui font peur quand ils ne font pas rire
Qui sont dans trop de films, de chansons et de livres
Je voudrais vous les dire
Et je voudrais les vivre
Je ne le ferai pas,
Je veux, je ne peux pas
Je suis seule à crever, et je sais où vous êtes
J'arrive, attendez-moi, nous allons nous connaître
Préparez votre temps, pour vous j'ai tout le mien
Je voudrais arriver, je reste, je me déteste
Je n'arriverai pas,
Je veux, je ne peux pas
Je devrais vous parler,
Je devrais arriver
Ou je devrais dormir
J'ai peur que tu sois sourd
J'ai peur que tu sois lâche
J'ai peur d'être indiscrète
Je ne peux pas vous dire que je t'aime peut-être


Mais si tu crois un jour que tu m'aimes
Ne crois pas que tes souvenirs me gênent
Et cours, cours jusqu'à perdre haleine
Viens me retrouver
Si tu crois un jour que tu m'aimes
Et si ce jour-là tu as de la peine
A trouver où tous ces chemins te mènent
Viens me retrouver
Si le dégoût de la vie vient en toi
Si la paresse de la vie
S'installe en toi
Pense à moi
Pense à moi

Mais si tu crois un jour que tu m'aimes
Ne le considère pas comme un problème
Et cours et cours jusqu'à perdre haleine
Viens me retrouver
Si tu crois un jour que tu m'aimes
N'attends pas un jour, pas une semaine
Car tu ne sais pas où la vie t'emmène
Viens me retrouver
Si le dégoût de la vie vient en toi
Si la paresse de la vie
S'installe en toi
Pense à moi
Pense à moi

Mais si tu...

Françoise Hardy

mardi 29 avril 2008

J'aime les gens qui doutent

free music


Les gens qui doutent

J'aime les gens qui doutent
Les gens qui trop écoutent
Leur coeur se balancer
J'aime les gens qui disent
Et qui se contredisent
Et sans se dénoncer

J'aime les gens qui tremblent
Que parfois ils ne semblent
Capables de juger
J'aime les gens qui passent
Moitié dans leurs godasses
Et moitié à côté

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons

J'aime ceux qui paniquent
Ceux qui sont pas logiques
Enfin, pas comme il faut,
Ceux qui, avec leurs chaînes,
Pour pas que ça nous gêne
Font un bruit de grelot

Ceux qui n'auront pas honte
De n'être au bout du compte
Que des ratés du coeur
Pour n'avoir pas su dire
"Délivrez-nous du pire
Et gardez le meilleur"

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons

J'aime les gens qui n'osent
S'approprier les choses
Encore moins les gens
Ceux qui veulent bien n'être
Qu'une simple fenêtre
Pour les yeux des enfants

Ceux qui sans oriflamme,
Les daltoniens de l'âme,
Ignorent les couleurs
Ceux qui sont assez poires
Pour que jamais l'Histoire
Leur rende les honneurs

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons

J'aime les gens qui doutent
Mais voudraient qu'on leur foute
La paix de temps en temps
Et qu'on ne les malmène
Jamais quand ils promènent
Leurs automnes au printemps

Qu'on leur dise que l'âme
Fait de plus belles flammes
Que tous ces tristes culs
Et qu'on les remercie
Qu'on leur dise, on leur crie
"Merci d'avoir vécu

Merci pour la tendresse
Et tant pis pour vos fesses
Qui ont fait ce qu'elles ont pu".

Anne Sylvestre

jeudi 24 avril 2008

Petite pause

Petite pause de quelques jours (beaucoup de travail + petite escapade ce week-end). Je vous laisse en compagnie de Serge Reggiani avec cette très belle chanson : "L'italien".
Bonne journée et bonne fin de semaine à vous. Bisous.

free music


L'italien

C'est moi, c'est l'Italien
Est-ce qu'il y a quelqu'un
Est-ce qu'il y a quelqu'une
D'ici j'entends le chien
Et si tu n'es pas morte
Ouvre-moi sans rancune
Je rentre un peu tard je sais
18 ans de retard c'est vrai
Mais j'ai trouvé mes allumettes
Dans une rue du Massachussetts
Il est fatiguant le voyage
Pour un enfant de mon âge

Ouvre-moi, ouvre-moi la porte
Io non ne posso proprio più
Se ci sei, aprimi la porta
Non sai come è stato laggiù

Je reviens au logis
J'ai fais tous les métiers
Voleur, équilibriste
Maréchal des logis
Comédien, braconnier
Empereur et pianiste
J'ai connu des femmes, oui mais
Je joue bien mal aux dames, tu sais
Du temps que j'étais chercheur d'or
Elles m'ont tout pris, j'en pleure encore
Là-dessus le temps est passé
Quand j'avais le dos tourné

Ouvre-moi, ouvre-moi la porte
Io non ne posso proprio più
Se ci sei, aprimi la porta
Diro come è stato laggiù

C'est moi, c'est l'Italien
Je reviens de si loin
La route était mauvaise
Et tant d'années après
Tant de chagrins après
Je rêve d'une chaise
Ouvre, tu es là, je sais
Je suis tellement las, tu sais
Il ne me reste qu'une chance
C'est que tu n'aies pas eu ta chance
Mais ce n'est plus le même chien
Et la lumière s'éteint

Ouvrez-moi, ouvrez une porte
Io non ne posso proprio più
Se ci siete, aprite una porta
Diro come è stato laggiù

Serge Reggiani

vendredi 18 avril 2008

Bon week-end !

Je pars à Lyon ces deux jours chez mon fils et ma belle-fille.
Je vous laisse en compagnie de Maurane : Je me suis envolée... Magnifique chanson ! écoutez la.
A dimanche soir. Bisous à tous.

Je me suis envolée

free music


Et j’ai marché, marché seule
Toi tu dormais, touché du doigt
Le ciel étoilé,
Courir pieds nus dans l’été
Pieds nus dans l’été,
Je me sentais libre et légère
J’étais ma propre lumière
Mes idées noires je les avais alors oubliées
Au fond d’une nuit égarée
Et puis j’ai respiré
Peut être un peu trop fort

Je me suis envolée
C’est vrai je jure, je le promets
Je me suis envolée
J’ai ri et j’ai pleuré
J’ai vu la terre tourner
Autour d’un corps adoré
J’ai compris qui j’étais
Et où j’allais

Et j’ai marché, marché
Dans ma tête pas de nuages
De temps en temps un ou deux soleils
Ceux qu’on voit sur les plages
Venaient se réchauffer
A ma peau à mon visage
Je m’étonnais de ces mystères
L’amour n’a rien d’ordinaire
Et tout ce qu’il invente est vrai,
J’avais oublié

Je me suis envolée
C’est vrai je jure, je le promets
Je me suis envolée
J’ai ri et j’ai pleuré
J’ai vu la terre tourner
Autour d’un corps adoré
J’ai compris qui j’étais
Et où j’allais

L’ordre des choses, qu’on nous oppose
L’amour peut tout défier,
Sage ou distrait
Fou, innocent, beau, rêveur, insolent
Quand j’ai vu la terre tourner
Autour d'un ange qui dormait
J’ai alors mesuré comme je l’aimais

Je me suis envolée
C’est vrai je jure, je le promets
Je me suis envolée
J’ai ri et j’ai pleuré
J’ai vu la terre tourner
Autour d’un corps adoré
J’ai compris qui j’étais
Et où j’allais

Je me suis envolée, envolée

Maurane

mardi 1 avril 2008

Les mots

free music


Les mots ne tiennent pas sur cette mélodie,
Je les mets sur des notes, le matin, mais la nuit
Ils tombent et je découvre, épars sur le tapis,
De pauvres lettres mortes et mes idées enfuies.
Pourtant j'ai essayé même le mot "amour"
Dieu sait s'il s'accroche à une simple croche.
Il n'a tenu que quelques heures, à peine un petit jour.
Je l'ai remis dans ma poche, il servira toujours.
Les mots ne tiennent pas sur cette mélodie,
Est-elle si facile que sur elle ils s'ennuient?
Ils aiment ce qui balance, ils aiment qu'on les crie,
Ils ont de drôles de goûts, tous les mots d'aujourd'hui.
Alors j'ai essayé de parler de la paix.
Dieu sait s'il faut des rondes pour arrondir le monde!
A peine avais-je écrit ce mot sur la portée,
Que le mot est tombé, que la paix s'est brisée.
Moi, si j'étais un mot, je m'étendrais près d'elle,
Je lui ferais l'amour, je la trouverais belle.
De silences en soupirs, on passerait la nuit.
Ah! Si j'étais un mot sur cette mélodie.
Cet air ne retient rien. Parlons de liberté,
Elle qui ne supporte aucune fausse note.
Déjà j'étais certain de tenir mon sujet
Quand, au lieu de tomber, le mot s'est envolé.
Les mots ne tiennent pas sur cette mélodie,
Je les mets sur des notes, le matin mais la nuit
Ils tombent et je découvre, épars sur le tapis,
De pauvres lettres mortes et mes idées enfuies.

Georges Chelon

jeudi 20 mars 2008

Veiller tard

free music


Les lueurs immobiles d'un jour qui s'achève
La plainte douloureuse d'un chien qui aboie
Le silence inquiétant qui précède les rêves
Quand le monde disparu l'on est face à soi
Les frissons où l'amour et l'automne s'emmêlent
Le noir où s'engloutissent notre foi nos lois
Cette inquiétude sourde qui coule en nos veines
Qui nous saisit même après les plus grandes joies
Ces visages oubliés qui reviennent à la charge
Ces étreintes qu'en rêve on peut vivre cent fois
Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard
Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard
Ces paroles enfermées que l'on n'a pas su dire
Ces regards insistants que l'on n'a pas compris
Ces appels évidents ces lueurs tardives
Ces morsures aux regrets qui se livrent à la nuit
Ces solitudes dignes au milieu des silences
Ces larmes si paisibles qui coulent inexpliquées
Ces ambitions passées mais auxquelles on repense
Comme un vieux coffre plein de vieux jouets cassés
Ces liens que l'on sécrète et qui joignent les êtres
Ces désirs évadés qui nous feront aimer
Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard
Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard

Jean-Jacques Goldman

mardi 11 mars 2008

De tes rêves à mes rêves

Chanson un peu longue, mais tellement belle...
Ecoutez la, lisez la...

free music

On a parcouru le chemin
De tes rêves à mes rêves
Tes doigts à mes seins
De ta bouche à mes lèvres
De la guerre à la trêve
Combien d' fois, mon amour
Combien d'aller-retour
Entre la haine et l'amour

Chaque fois, la route et ses chaos
Et ses roches et ses trous
M'arrachaient à ta peau
Me rej'taient sur tes g'noux
Me tatouaient sur ta joue
Combien de grands voyages
Pour autant de naufrages
Sur ce même rivage

Jusqu'au jour où j'ai dit: "Va t'en !
J'ai plus rien à blesser
Qui soit vierge de coups
J' suis fatiguée des kilomètres
Qu'on franchit pour être
À un plus mauvais bout"
J'ai dit: "Prends ta voiture de fortune
Et roule tant qu' tu voudras
Va t'en donc promettre ta lune
À une autre que moi"

J' croyais pas qu' t'allais m'obéir
À la lettre comme ça
J' t'ai regardé partir
En mourant tout bas
Sur la véranda
Brisée à des endroits
Que j' me connaissais pas
Entre mon coeur et tes bras

Les étoiles qu' j'avais dans l' regard
Et qui semblaient te plaire
Sont venues s'échouer
Comme des étoiles de mer
Sur l'estran désert
Le coeur comme un souv'nir
Le corps comme un grenier
J'ai eu peur d' m'écrouler

Je sais pas d' quelle manière
Comme poussée par le vent
J' me suis mise à poursuivre, en courant
Le nuage de poussière
Qu' ta voiture de misère
Faisait tourbillonner en filant

Puis j'ai crié: "Attends-moi j'arrive !
Je peux pas vivre sans toi
Et si c'est pas une vie de te suivre
Et bien ce s'ra c' que ce s'ra

T'as encore, dans les mains
La petite cuillère
Qui m' ramassait si bien
Quand j' m'écrasais par terre
T'as encore, dans les mains
La petite caresse
Qui m' ferait, comme un chien
Haleter d'allégresse"
Ah, ah, ah, ah
Ah, ah, ah, ah

Mais, bien sûr, t'as rien entendu
Et ton nuage et toi
Vous avez disparu
Et je suis restée là
Comme un cheval de bois
Qui ne berce plus personne
Et que l'on abandonne
Que l'on met au rebus

Un jour que j' me croyais mieux
Que j'allais au village
Et que c'était pluvieux
À deux nuages d'un orage
À faire taire les oiseaux
À deux pas du resto
Et à trois du garage
À deux doigts d'oublier

Perdue dans mon imperméable
Et dans quelques pensées
Comme: "C'est drôle dans le sable
Toutes ces traces de souliers"
Comme: "J' sais pas c' que j' vais foutre
De ma longue soirée"
Juste à coté de moi
Ce parfum agréable
Ces cheveux familiers
C'était... c'était toi

Et l'orage éclata
En même temps que le morceau de chair
Qui me servait de coeur
Et le vent se leva
En même temps qu'un éclair
Nous fìt tous les deux trembler de peur

J'ai dit: "Si tu viens pour les étoiles
Elles sont tombées dans la boue
Si t'es là pour me voir, j' te signale
Qu' y'a plus rien à voir du tout"

T'as dis: "J'ai parcouru
Les chemins de mes rêves
À des rêves qui n'étaient pas les tiens
J' voulais juste que tu saches, mon amour
Que ces foutus parcours
Ont toujours été vains"
Ah, ah, ah
Ah, ah, ah, ah

Alors j'ai dit: "Puisque t'es là
Viens donc prendre un café
Si tu veux, tu jett'ras
Quelques bûches au foyer
Ça nous réchauffera
Le temps que l'orage passe
Et que le feu s'embrase
Comme autrefois !"

Et c'est là qu' t'as baissé les yeux
Que t'as dit: "J' pourrai pas
Car, tu vois, y a un voeu
Que j'ai fait là-bas
Elle te ressemble un peu
Celle à qui j'ai dit: "Oui"
Ce petit "Oui" précieux
Que je n' t'ai jamais dit"
T'as ajouté qu'aussi
Elle prend bien soin du p'tit
Et qu' t'es déjà trop vieux, aujourd'hui
Pour réparer l'erreur
La pire de ta vie
Qui est celle d'être parti d'ici

Tu t'es mis à g'noux dans la vase
Pour me d'mander pardon
Le tonnerre m'a volé ta phrase
Et tu t'es levé d'un bond

Et t'es parti, l'air malheureux
Le pantalon tout sale
Et, au coin de mes yeux
Y'avait comme... des étoiles

Linda Lemay

jeudi 28 février 2008

Le temps de vivre

Une chanson douce avant d'aller dormir... Elle date un peu, mais peu importe...
Bonne nuit. Faites de doux rêves. A demain.

free music



Nous prendrons le temps de vivre
D'être libres, mon amour
Sans projets et sans habitudes
Nous pourrons rêver notre vie

Viens, je suis là, je n'attends que toi
Tout est possible, tout est permis

Viens, écoute ces mots qui vibrent
Sur les murs du mois de mai
Ils nous disent la certitude
Que tout peut changer un jour

Viens, je suis là, je n'attends que toi
Tout est possible, tout est permis

Nous prendrons le temps de vivre
D'être libres, mon amour
Sans projets et sans habitudes
Nous pourrons rêver notre vie

Georges Moustaki

mercredi 20 février 2008

Les feuilles mortes

Oh ! je voudrais tant que tu te souviennes
Des jours heureux où nous étions amis.
En ce temps-là la vie était plus belle,
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle.
Tu vois, je n'ai pas oublié...
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi.
Et le vent du nord les emporte
Dans la nuit froide de l'oubli.
Tu vois, je n'ai pas oublié
La chanson que tu me chantais.
C'est une chanson qui nous ressemble.
Toi, tu m'aimais et je t'aimais
Nous vivions tous les deux ensemble,
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment,
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis.
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment,
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis.
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis.
C'est une chanson qui nous ressemble.
Toi, tu m'aimais et je t'aimais
Nous vivions tous les deux ensemble,
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment,
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis.

Bernard Lavilliers

free music

*

mercredi 30 janvier 2008

Les mots

Les mots

Les mots divins, les mots en vain,
Les mots de plus, les motus
Les mots pour rire, les mots d'amour
les mots dits pour te maudire
Les mots bruissants comme des rameaux
les mots ciselés comme des émaux
la faim de mots, la soif de mots
Qui disent quelque chose

Les mots chéris qui sur mes lèvres
N'ont pas trouvé leur place
Les mots muets, les mots buée
Comme un baiser sur la glace
les mots bouclés, clés de l'espace
Les mots oiseaux qui laissent des traces

Les mots qui tuent, les mots qui muent
Les mots tissant l'émotion
Les mots pâlis, les mots salis
les mots de prédilection
Les mots qui te caressent comme des mains
Les mots divins, les mots devins
Les premiers mots
La fin des maux

Claude Nougaro

dimanche 6 janvier 2008

Toi ou moi

Tu me demandes d'être à toi
Et je deviens caresse
Avec des ailes au bout des doigts
Et je me fais promesse
Tu me demandes d'être à toi
Et j'oublie d'être moi
Tu me demandes d'être à toi
Et tu me prends et tu t'en vas

Je serai femme malgré toi
Lavée de toute ivresse
J'inventerai n'importe quoi
Pour sauver ma tendresse
Je serai femme malgré toi
Et presque malgré moi
Je serai femme malgré toi
Et j'oublierai où vont mes pas

Je veux pouvoir vivre sans toi
Sans la moindre faiblesse
J'aimais l'amour autant que toi
Avant que tu me blesses
Je veux pouvoir vivre sans toi
Et vivre autant que toi
Je veux pouvoir vivre sans toi
Même si c'est auprès de toi

Mannick - (Paroles de femme)

FEMMES ET HOMMES

Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent qui tissez des tissus de mots au bout de vos dents,
Ne vous laissez pas attacher,
ne permettez pas qu'on fasse sur vous des rêves impossibles...
On est en Amour avec vous tant que vous correspondez au rêve que l'on a fait sur vous,
alors le fleuve Amour coule tranquille,
les jours sont heureux sous les marronniers mauves,
Mais s'il vous arrive de ne plus être ce personnage qui marchait dans le rêve,
alors soufflent les vents contraires,
le bateau tangue, la voile se déchire,
on met les canots à la mer,
les mots d'Amour deviennent des mots-couteaux qu'on vous enfonce dans le coeur.
La personne qui hier vous chérissait vous hait aujourd'hui;
La personne qui avait une si belle oreille pour vous écouter pleurer et rire
ne peut plus supporter le son de votre voix.
Plus rien n'est négociable
On a jeté votre valise par la fenêtre,
Il pleut et vous remontez la rue dans votre pardessus noir,
Est-ce aimer que de vouloir que l'autre quitte sa propre route et son propre voyage?
Est-ce aimer que d'enfermer l'autre dans la prison de son propre rêve?

Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent
Qui tissez des tissus de mots au bout de vos dents
ne vous laissez pas rêver par quelqu'un d'autre que vous même
Chacun a son chemin qu'il est seul parfois à comprendre.
Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent,
Si nous pouvions être d'abord toutes et tous et avant tout et premièrement des amants de la vie,
alors nous ne serions plus ces éternels questionneurs,
Ces éternels mendiants qui perdent tant d'énergie
et tant de temps à attendre des autres des signes,
des baisers, de la reconnaissance
Si nous étions avant tout et premièrement des amants de la vie,
Tout nous serait cadeau
Nous ne serions jamais déçus
On ne peut se permettre de rêver que sur soi-même
Moi seul connais le chemin qui conduit au bout de mon chemin
Chacun est dans sa vie
et dans sa peau...
A chacun sa texture
son message et ses mots

Julos Beaucarne