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mercredi 1 août 2012

Le roi, le sage et le bouffon

« Il faut distinguer la ténacité de l'obstination : savoir insister et persévérer au bon moment, savoir aussi se retirer et renoncer quand il le faut. »
« La sagesse, c'est laisser croître ce qui naît, savourer ce qui est mûr et laisser aller ce qui est mort. »
« Notre monde est un jardin bienfaisant et un immense champ de bataille. »
« Au nom de Vérités absolues, que de morts inutiles... »
« La raison sépare et isole alors que l'intuition unifie et harmonise. »
(Shafique Keshavjee - Le roi, le sage et le bouffon) 

mardi 31 juillet 2012

Bienheureuse et riche est votre vie... jusqu'à ce que...

Bienheureuse et riche est votre vie, pleine et complète - à ce que vous croyez. Jusqu'à ce que quelqu'un arrive et vous fasse comprendre ce que vous avez raté tout ce temps. Tel un miroir qui reflète plus ce qui manque que ce qui est là, il montre les vides de votre âme - les vides que vous avez refusé de voir. Cette personne peut être un amant, un ami ou un maître spirituel. Parfois il peut être un enfant sur lequel veiller. Ce qui compte, c'est de trouver l'âme qui va compléter la vôtre. Tous les prophètes ont donné le même conseil : trouvez celui qui sera votre miroir ! Pour moi ce miroir est Shams de Tabriz.
(Soufi, mon amour - Elif Safak)

jeudi 26 juillet 2012

Le silence éloquent n'existe pas...

José Saramago
Ce qu'une certaine littérature paresseuse qualifia longtemps de silence éloquent n'existe pas, les silences éloquents sont simplement les paroles qui nous sont restées dans la gorge, les paroles étouffées qui n'ont pas pu échapper à un resserrement de la glotte.
(José Saramago)

lundi 23 juillet 2012

Sans la soif de sa fleur, le jardinier n'existe pas

La rose qui meurt de soif a besoin du jardinier, mais le jardinier a encore plus besoin de la rose qui meurt de soif : sans la soif de sa fleur, il n'existe pas.
(Amélie Nothomb)

dimanche 15 juillet 2012

Nous sommes les jouets de nous-mêmes...

Nous sommes les jouets de nous-mêmes, parfois aussi nos propres comédiens ; et cela si naturellement, que nous ne le voyons pas.
(Lucien Arréat)

vendredi 6 juillet 2012

Pourquoi nous haïr ?...

Pourquoi nous haïr ? Nous sommes solidaires, emportés sur la même planète, équipage d'un même navire. Et s'il est bon que des civilisations s'opposent pour favoriser des synthèses nouvelles, il est monstrueux qu'elles s'entredévorent.
(Antoine de Saint-Exupéry)

lundi 2 juillet 2012

mardi 26 juin 2012

Pourquoi pas ?

Une utopie qui se borne à décrire un rêve irréalisable est plus néfaste qu'utile ; le fossé entre le réel vécu dans l'instant et le souhaitable imaginé pour plus tard apparaît définitivement infranchissable. Tous les abandons sont alors justifiés, tous les projets se heurtent à la lâcheté des « À quoi bon ? ». 
Elle peut être au contraire un facteur de renouveau, être à l'origine d'une dynamique, si elle est reçue en suscitant un « Pourquoi pas ? ».
(Albert Jacquard)

vendredi 22 juin 2012

Ce qui est dit l'a été, et pour toujours le sera

Ce qui est dit l'a été, et pour toujours le sera. Les mots lancés à haute et intelligible voix sont dotés d'un pouvoir de perforation: ils entrent en nous, nous envahissent, s'installent dans notre mémoire, ne s'en vont plus jamais.
(Les Autres (2006)) (Alice Ferney)

mardi 19 juin 2012

La fille à la fleur

Rien ne justifie la guerre. Jamais. (René Barjavel)

"La fille à la fleur" - Marc Riboud - 1967

lundi 18 juin 2012

Le décalage

Peinture de J.J. Henner
Que peut changer un mot ? Une phrase ? Une lettre ? On ne devrait pas écrire. Le décalage est trop grand entre le moment où on écrit une lettre et celui où elle est lue.
(Gil Bluteau)

mardi 12 juin 2012

L'inachevé...

L'inachevé, l'incomplétude seraient essentiels à toute perfection.
(Christian Bobin)

dimanche 10 juin 2012

Franchir la porte

Photo trouvée ici
Franchir la porte, c'est tout un monde,
mais, en fait, il suffit de faire un pas.
(Jean Anouilh)

mardi 29 mai 2012

L'équilibriste

Photo trouvée ici 
Nous nous accoutumons trop vite à ce que nous avons. Dieu merci, le printemps vient parfois remettre du désordre dans tout ça, nous découvrons que nous n'avons jamais rien eu à nous et cette découverte est la chose la plus joyeuse que je connaisse.
(Christian Bobin)

dimanche 5 février 2012

Ne t'écarte pas...

Ne t'écarte pas des futurs possibles avant d'être certain que tu n'as rien à apprendre d'eux. (Richard Bach)

dimanche 29 janvier 2012

L'amour se transforme

Le visage change, l'identité est fragile, l'amour se transforme, la maison peut se craqueler, l'éternité est un rêve, la durée un idéal. (Alice Ferney)

mardi 24 janvier 2012

Une chanson incomplète... ou un vieux carnet d'adresses...

Il n’existe rien qui ne vous fasse plus prendre conscience des aléas de la vie qu’une chanson incomplète. Ou qu’un vieux carnet d’adresses. (Carson McCullers)

mercredi 11 janvier 2012

La tourmente ou la brise...

Les paroles ont une force insoupçonnée. Elles sont la tourmente ou la brise, la pluie qui dévaste ou qui irrigue. (Martin Gray)

mardi 10 janvier 2012

La rencontre...

Une rencontre, c'est quelque chose de décisif, une porte, une fracture, un instant qui marque le temps et crée un avant et un après. (E.E. Schmitt)

jeudi 5 janvier 2012

Le privilège de vivre

En te levant le matin, rappelle-toi combien précieux est le privilège de vivre, de respirer, d'être heureux. (Marc Aurèle)

FEMMES ET HOMMES

Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent qui tissez des tissus de mots au bout de vos dents,
Ne vous laissez pas attacher,
ne permettez pas qu'on fasse sur vous des rêves impossibles...
On est en Amour avec vous tant que vous correspondez au rêve que l'on a fait sur vous,
alors le fleuve Amour coule tranquille,
les jours sont heureux sous les marronniers mauves,
Mais s'il vous arrive de ne plus être ce personnage qui marchait dans le rêve,
alors soufflent les vents contraires,
le bateau tangue, la voile se déchire,
on met les canots à la mer,
les mots d'Amour deviennent des mots-couteaux qu'on vous enfonce dans le coeur.
La personne qui hier vous chérissait vous hait aujourd'hui;
La personne qui avait une si belle oreille pour vous écouter pleurer et rire
ne peut plus supporter le son de votre voix.
Plus rien n'est négociable
On a jeté votre valise par la fenêtre,
Il pleut et vous remontez la rue dans votre pardessus noir,
Est-ce aimer que de vouloir que l'autre quitte sa propre route et son propre voyage?
Est-ce aimer que d'enfermer l'autre dans la prison de son propre rêve?

Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent
Qui tissez des tissus de mots au bout de vos dents
ne vous laissez pas rêver par quelqu'un d'autre que vous même
Chacun a son chemin qu'il est seul parfois à comprendre.
Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent,
Si nous pouvions être d'abord toutes et tous et avant tout et premièrement des amants de la vie,
alors nous ne serions plus ces éternels questionneurs,
Ces éternels mendiants qui perdent tant d'énergie
et tant de temps à attendre des autres des signes,
des baisers, de la reconnaissance
Si nous étions avant tout et premièrement des amants de la vie,
Tout nous serait cadeau
Nous ne serions jamais déçus
On ne peut se permettre de rêver que sur soi-même
Moi seul connais le chemin qui conduit au bout de mon chemin
Chacun est dans sa vie
et dans sa peau...
A chacun sa texture
son message et ses mots

Julos Beaucarne