dimanche 8 mars 2009

Me voici maintenant...

.


Me voici maintenant au milieu de mon âge,
Je me tiens à cheval sur ma belle maison ;
Des deux côtés je vois le même paysage,
Mais il n'est pas vêtu de la même saison.

Ici la terre rouge est de vigne encornée
Comme un jeune chevreuil. Le linge suspendu,
De rires, de signaux, accueille la journée ;
Là se montre l'hiver et l'honneur qui m'est dû.

Je veux bien, tu me dis encore que tu m'aimes,
Vénus. Si je n'avais pourtant parlé de toi,
Si ma maison n'était faite avec mes poèmes,
Je sentirais le vide et tomberais du toit.

Jean Cocteau

*La photo est de Steven Mitchell

25 commentaires:

  1. I had just seen your site it's very cool. Please visit me at :
    http://cmcifans.blogspot.com/
    Thanks.

    RépondreSupprimer
  2. Après lecture de ce poème, je viens te souhaiter une bonne fête Françoise et une bonne semaine.

    Je t'embrasse.

    RépondreSupprimer
  3. Joli ce pont dans la brume...
    les mots aussi...bonne fete Françoise...

    RépondreSupprimer
  4. Bonjour Françoise
    Très beau poème de Jean Cocteau.
    Je te souhaite une bonne fête et une bonne semaine
    Amitiés Yves

    RépondreSupprimer
  5. Bonjour, Francoise.

    La dernière strophe est sublime est la photo ...à l'image de mon image du moment...
    Bref, je nage dans la poésie.
    Merci.
    Je t'embrasse.

    RépondreSupprimer
  6. bonne fête Françoise.... comment pourrais-je t'oublier !!!!!!!!!!!!!
    et je vais lire ton poème et ensuite je passerai sur petit pont
    grosse bise

    RépondreSupprimer
  7. Bonne fête Françoise!
    Mon petiot s'appelle François, il faudra que je n'oublie pas de le fêter à son retour d'école.

    L'entre-deux âge et ce sentiment du chemin parcouru et de celui à venir... qui sans l'autre serait sombre.

    Très belle note pleine de poèsie!

    Bizzzz à toi!

    RépondreSupprimer
  8. "L'image" (métaphore) est très belle, ce pont entre deux âges, entre deux rives.. Il y a bien un moment où l'on y est sans le savoir au milieu de ce pont.. peut être pour ça que le pont est tant envahi de brume, nous sommes dans l'inconnu...
    Bon, je ne serai pas très originale, forcément puisque je ne suis pas la première mais jolie fête à toi!

    Gros Bisous

    Barbara

    RépondreSupprimer
  9. Allô!
    Le monde de la poèsie alors, ne serait pas si imaginaire si on peut tomber au vide comme ça en son absence.
    Très beau :)

    RépondreSupprimer
  10. Bonne fête françoise, tu nous gâtes avec ce magnifique poème de jean Cocteau, merci infiniment pour cet agréable moment de lecture, de plus la photo qui l'accompagne est très belle.

    Je t'embrasse et te souhaite une douce soirée.

    RépondreSupprimer
  11. En dentelle, ces mots sur la brume se balancent sur ce petit pont...chaque pas nous mènera vers des lendemains meilleurs...(?)
    Bonne fête, bonne semaine, bons Bisous ma Françoise!

    RépondreSupprimer
  12. Merci beaucoup pour "The wonderfull world".
    Un gros gros bisou pour ta fête Françoise. Je viens souvent en catimini lire tes poèmes, regarder tes sublimes photos. Je ne laisse pas souvent de messages mais je pense souvent à toi et à nos moments de bla bla bla.
    Bisous

    Christine

    RépondreSupprimer
  13. Avec Cocteau, je bois le rêve et l'imaginaire. Merci Françoise!

    RépondreSupprimer
  14. Je lis que vous avez apprécié ce poème de Jean Cocteau autant que je l'ai apprécié, moi aussi.
    Moi-même, j'ai dépassé le "milieu de mon âge". Un paysage s'éloigne, mais un autre se dessine, un paysage différent, brumeux certes, mais sûrement aussi riche, j'en suis sûre...

    Belle soirée à vous, et merci d'avoir pensé à ma fête... sourire
    Je vous embrasse fort.

    RépondreSupprimer
  15. Bonne fête ma Françoise.
    Encore une fois tu as su illustrer ce beau poème avec une photo qui lui convient on ne peut mieux.
    Les deux derniers vers me font voyager tant je m'en imprègne.
    Bonne nuit douce Françoise

    RépondreSupprimer
  16. Merci, ma Fanzesca.
    Je ne suis pas étonnée que ce poème te plaise, surtout les deux derniers vers...

    Douce nuit à toi aussi. Je vais y aller cette fois... Nous sommes deux couche-tard, non ?... sourire
    Gros bisous.

    RépondreSupprimer
  17. Françoise: aujourd'hui le 9 mars, j'ai lu dans le blog à Yves c'est le jour de Sainte Françoise. Je fais le tour par chez toi et te souhaite une belle journée.

    RépondreSupprimer
  18. Très joli mélange de mots avec cette belle photo, un pont dans la brume, à se demander où est ce qu'il amène...

    Bonne soirée Françoise !

    RépondreSupprimer
  19. La photo est bien belle .... Chargeé de tout ce que l'on veut bien y mettre .... comme le txete magnifique lui aussi .. sacré Jean ....
    Il reste et restera .....
    Mais le milieu de la vie , c'est quand ?
    je t'embrasse fort .. hier c'était ta fête ... alors bonne fête avec du retard .. je suis nulle .

    RépondreSupprimer
  20. Azuldelmar : merci d'être repassée pour me souhaiter ma fête ! Bisous à toi.

    Le pont dans la brume... oui, où nous emmène-t-il ? incertitude et interrogation...
    Bonne soirée à toi, Chess !

    Le milieu de la vie, c'est quand ?... Cela dépend des personnes et de l'état d'esprit de chacun, je pense.
    Ce n'est pas grave d'avoir oublié ma fête, Jalhouse, ne te tracasse pas pour si peu. Gros bisous.

    RépondreSupprimer
  21. wouah !! encore un superbe texte !! et signé jean Cocteau de surcroit !! merci pour ce délicieux présent ! belle nuitée Françoise !

    RépondreSupprimer
  22. Belle nuitée à toi aussi, sympathique Jean-Philippe !

    RépondreSupprimer
  23. Ce chemin mène au déclin...
    ou au plongeon.

    Pourquoi ne pas plonger ensemble
    et faire un gros éclabousson ?

    RépondreSupprimer
  24. Alors, sautons et éclaboussons, Karl !

    Belle journée à toi !

    RépondreSupprimer

Laissez moi des petits mots,
j'aime tant les lire... :-)

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.

FEMMES ET HOMMES

Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent qui tissez des tissus de mots au bout de vos dents,
Ne vous laissez pas attacher,
ne permettez pas qu'on fasse sur vous des rêves impossibles...
On est en Amour avec vous tant que vous correspondez au rêve que l'on a fait sur vous,
alors le fleuve Amour coule tranquille,
les jours sont heureux sous les marronniers mauves,
Mais s'il vous arrive de ne plus être ce personnage qui marchait dans le rêve,
alors soufflent les vents contraires,
le bateau tangue, la voile se déchire,
on met les canots à la mer,
les mots d'Amour deviennent des mots-couteaux qu'on vous enfonce dans le coeur.
La personne qui hier vous chérissait vous hait aujourd'hui;
La personne qui avait une si belle oreille pour vous écouter pleurer et rire
ne peut plus supporter le son de votre voix.
Plus rien n'est négociable
On a jeté votre valise par la fenêtre,
Il pleut et vous remontez la rue dans votre pardessus noir,
Est-ce aimer que de vouloir que l'autre quitte sa propre route et son propre voyage?
Est-ce aimer que d'enfermer l'autre dans la prison de son propre rêve?

Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent
Qui tissez des tissus de mots au bout de vos dents
ne vous laissez pas rêver par quelqu'un d'autre que vous même
Chacun a son chemin qu'il est seul parfois à comprendre.
Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent,
Si nous pouvions être d'abord toutes et tous et avant tout et premièrement des amants de la vie,
alors nous ne serions plus ces éternels questionneurs,
Ces éternels mendiants qui perdent tant d'énergie
et tant de temps à attendre des autres des signes,
des baisers, de la reconnaissance
Si nous étions avant tout et premièrement des amants de la vie,
Tout nous serait cadeau
Nous ne serions jamais déçus
On ne peut se permettre de rêver que sur soi-même
Moi seul connais le chemin qui conduit au bout de mon chemin
Chacun est dans sa vie
et dans sa peau...
A chacun sa texture
son message et ses mots

Julos Beaucarne