
de Thomas d'Ansembourg,
Editions de l'Homme, 2004.
Résumé :
Nous sommes souvent plus habiles à dire leurs quatre vérités aux autres qu'à leur exprimer simplement la vérité de ce qui se passe en nous. Nous n'avons d'ailleurs pas appris à tenter de comprendre ce qui se passe en eux. Nous avons davantage appris à être complaisants, à porter un masque, à jouer un rôle. Nous avons pris l'habitude de dissimuler ce qui se passe en nous afin d'acheter la reconnaissance, l'intégration ou un confort apparent plutôt que de nous exprimer tels que nous sommes. Nous avons appris à nous couper de nous-même pour être avec les autres. La violence au quotidien s'enclenche par cette coupure : la non-écoute de soi mène tôt ou tard à la non-écoute de l'autre, le non-respect de soi mène tôt ou tard au non-respect de l'autre.
Cessez d'être gentil, soyez vrai ! est un seau d'eau lancé pour nous réveiller de notre inconscience. Il y a urgence à être davantage conscients de notre manière de penser et d'agir. En illustrant ses propos d'exemples percutants, l'auteur explique comment notre tendance à ignorer ou à méconnaître nos propres besoins nous incite à nous faire violence et à reporter sur d'autres cette violence. Pour éviter de glisser dans une spirale d'incompréhension, il s'agit de reconnaître nos besoins et d'en prendre soin nous-même plutôt que de nous plaindre du fait que personne ne s'en occupe. Ce livre est une invitation à désamorcer la mécanique de la violence, là où elle s'enclenche toujours : dans la conscience et le coeur de chacun de nous.
(...) Quand j'étais enfant, mon besoin d'affection était sans doute principalement satisfait par l'attention de ma mère et de mon père. En grandissant, j'ai pu nourrir ce besoin d'affection également par la relation avec mes frères et soeurs, puis avec les copains et les copines de classe et, plus tard, avec la première amie, les relations amoureuses et les amis. Durant plusieurs années de solitude affective, j'ai pu expérimenter le fait que le besoin existe même s'il n'est pas satisfait. Aujourd'hui, j'ai pris conscience que ce même besoin est sans aucun doute particulièrement et en premier lieu satisfait par ma relation avec ma femme et mes enfants ; mais en même temps, j'ai bien conscience que ce besoin est également satisfait par d'autres relations : la famille, les amis, les compagnons de travail, les personnes en accompagnement. J'ai également conscience que je peux nourrir ce besoin en me berçant d'une musique que j'aime, en me plongeant dans une forêt bruissante de feuillages, en contemplant la fin du jour ou l'arrivée du printemps avec émerveillement.
Je n'attends donc pas de ma femme et de mes enfants qu'ils comblent tout mon besoin d'affection.
Cette attitude comporte deux bienfaits. D'une part, je m'ouvre à l'extraordinaire potentiel d'amour du monde, ce que Rilke décrit sans doute par ce vers : "Une bonté prête à l'envol sur chaque chose veille." Je crois profondément que si nous étions prêts à goûter tout l'amour qui nous est proposé sans cesse sous les mille facettes du monde, nous serions tellement plus en paix. (...) (Extrait p. 97)
Très bon livre, très intéressant et déculpabilisant...
j'en ai entendu parler...oui déculpabilisant
RépondreSupprimerJe reviendrai plus tard, Françounette, pour lire et voir toutes tes nouveautés. Je n'étais pas chez moi cet après midi , tu devines pourquoi? là je ne suis plus bonne à rien ...au lit tôt ce soir
RépondreSupprimerJe repasserai demain
Bonne soirée et bisous
Merci de ta visite,Syl.
RépondreSupprimerBonne fin de soirée.
Oui, ma Lysounette, tu reviendras plus tard. Vas vite te reposer.
Prends soin de toi, ma puce.
Gros gros bisous. A demain.
moi j'ai décidée de ne plus être la gentille "bonne poire" aprés 40 ans de bon et loyaux services, çà a réduit le cercle autour de moi, mais ceux qui sont rester ont la vrai valeur de l'amitié.
RépondreSupprimerC'est vrai qu'il faut un juste milieu. Etre gentil, mais pas trop... trouver la juste mesure. Et surtout ne pas laisser les autres abuser de nous. Se préserver, se protéger, c'est ça en fait, savoir dire non. Tiens, j'ai un bouquin là-dessus aussi "Savoir dire non". Il faudra que je le ressorte et que je vous en parle... lol.
RépondreSupprimerHeureux ceux qui sont vrais en étant gentils...
RépondreSupprimerBien parlé !... ;-)))
RépondreSupprimer"Savoir dire non", je lis au-dessus.
RépondreSupprimerTiens, il faudra que je le ressorte ce livre...