mercredi 21 mai 2008

J'ai entendu un homme chanter

Cette nuit, j'ai entendu un homme chanter et j'ai su à la hauteur de son chant qu'il n'était pas guéri. Je ne connais pas plus grande détresse que le chant d'une joie imaginée. La désolation de cet homme est un poème qui appartient au monde...
Louise Warren,
Poête et essayiste - Québec


Texte sublime, déposé mercredi dernier par Jaca, dans les commentaires.

20 commentaires:

  1. Je connais Louise Warren, mais je ne connaissais pas ce si bel écrit si touchant. Le chant de détresse de cette homme, à quoi se reférait-il? Nostalgie de quelqu'un...

    Bon jeudi et bisous de ta p'tite cousine du Québec.

    RépondreSupprimer
  2. On dissimule sa peine derrière un grand sourrire, des mots durs ou un air de supériorité.... C'est terrible, la detresse est toujours là et les autre ne s'en apperçoivent pas, alors ils nous malmènent alors qu'ils pourraient nous tendre la main. C'est la nuit lorsque les masques tombent et que l'on n'a plus besoin de faire semblant que les choses éclatent dans l'obscurité, on ravale nos larmes ou on les laisse déborder et on attend que ça passe... mais on n'est pas guéri.
    Merci pour ces mots.
    ...

    RépondreSupprimer
  3. Il y a (eu) (aura) des désespérances dans chacun(e) d'entre nous

    Et peut-être faisons nous partie, nous qui cachons nos peines derrière un sourire, des personnes qui malmènent aussi et qui ne tendent pas la main , parceque nous ne savons pas ce que l'autre vit

    Signé : une autre petire "désespéree" du moment qui est loin d'être guérie

    RépondreSupprimer
  4. Désespérée du moment mais qui se soigne car la vie est si belle

    RépondreSupprimer
  5. Bonjour Françoise,

    Quoi de plus émouvant en effet qu'un homme qui oublie qu'il est fort et qui laisse tomber le masque.

    Et oui, j'ai résolu mon problème de courriel après avoir "farfouillé" !

    Bonne journée Françoise !

    RépondreSupprimer
  6. Si tu as entendu un homme chanter, c'est que tu étais au balcon de ton rêve en entendant la sérénade commencant à t'envoûter....
    Bonne soirée,Francoise, et merci.
    Bisous et bisous

    RépondreSupprimer
  7. J'aime beaucoup cette citation Françoise.. Tu dois d'en douter un peu.

    Gros bisous

    Alain

    Ps : pour l'anonyme au dessus, j'ai l'impression de te (re)connaître.. Je ne sais pas si tu es la (à priori) même anonyme qu'une fois précédente (on avait déjà spéculé là dessus), mais tu dis des choses très justes... et tu me fais penser à quelqu'un ... bref je préfère ne rien savoir finalement.. lol

    Bonne soirée.

    RépondreSupprimer
  8. De soupir à sourir' , une seule lettre change; celle que, parfois, l'on attend ou l'on reçoit

    RépondreSupprimer
  9. Je suis contente que vous ayiez vous aussi aimé ce texte. Plus je le lis, plus je le trouve beau.
    La désolation de cet homme est un poème qui appartient au monde... magnifique...

    Merci encore Jaca de l'avoir déposé chez moi.

    Bonne nuit à vous tous. Je vous embrasse.

    RépondreSupprimer
  10. L'anonyme répond (la première personne) à Alain : oui, je suis la même personne "anonyme" qu'il y a quelque temps qui visiblement avait la même vision de choses que toi, mais nous ne connaissons pas, si cela peut t'aider.
    je pense que Françoise m'aura reconnu.
    je ne drevrais pas être là, mais je ne pouvais m'empêcher de laisser un commentaire.
    Bonne journée à vous tous et Merci Françoise, toujours de très jolis mots chez toi.
    ...

    RépondreSupprimer
  11. Très joli texte! Et de plus j'entends cet homme chanter sur ton blog, Marc Knopfler, j'adore!!!
    De gros bisous.

    RépondreSupprimer
  12. Et Alain répond à l'anonyme...

    Tout d'abord merci d'avoir pris le temps de me donner ces quelques précisions.

    Françoise m'a effectivement parlé de toi, donc je pense que oui, elle t'a reconnue.

    Si je me suis permis de t'interpeller, c'est parce que lors de tes interventions, j'ai cru un moment au retour d'une personne que j'ai connue, et que Françoise connaissait aussi... (du moins que nous pensions connaître)

    Bref je préfère savoir m'être trompé que de rester dans l'incertitude...

    Encore merci et bonne continuation...

    Et comme l'écrit une persone que j'aime beaucoup, que l'avenir soit lumineux ;)..

    Alain

    RépondreSupprimer
  13. Désolé Françoise d'avoir pris ton blog pour un forum .. lol...

    En plus j'ai fait plein de fautes au dessus ça m'énerve..

    Moralité : il va décidément falloir que j'arrête de rêver une bonne fois pour toute ...

    Gros bisous.

    Alain

    RépondreSupprimer
  14. Tu peux prendre mon blog pour un forum, Alain. Pas de souci ;-)
    Et les fautes ? je ne les vois pas ;-)
    N'arrête pas complètement de rêver. De toute façon, si tu es comme moi, tu n'y arriveras pas...

    De gros bisous affectueux à vous toutes et tous ! Bonne soirée.

    RépondreSupprimer
  15. Petite âme en peine24 mai 2008 à 07:35

    Oui Bon Alain tu crois reconnaître une anonyme
    Tu parles à la 1er anonyme supposée

    et la seconde elle compte pour du beurre alors !!!!!!!je pars ..je boude, et je vais sniffer ma colle

    RépondreSupprimer
  16. Bah alors..., la petite âme en peine, elle est pas contente ?... ;-))
    En attendant qu'Alain repasse par là, je lui fais de GROS BISOUS à la petite âme en peine.

    RépondreSupprimer
  17. Petite âme en peine24 mai 2008 à 23:30

    Petite âme en peine est contente son amie la console et prend tous les bisous qu'on lui donne
    et en donne aussi

    RépondreSupprimer
  18. GrosVilainPasBeau26 mai 2008 à 09:49

    Un gros bisou supplémentaire à la petite âme en peine de la part d'un gros vilain pas beau qui comprends plus rien à toutes ces histoires d'anonymes...

    lool :D :D :D

    :P

    RépondreSupprimer
  19. Petite âme en peine26 mai 2008 à 15:09

    Je suis écroulée de rire
    Vilain pas beau je t'adore

    RépondreSupprimer
  20. Et moi, je vous adore tous les deux petite âme en peine et grosvilainpasbeau.
    Vous me faites trop rire !... ;-))

    RépondreSupprimer

Laissez moi des petits mots,
j'aime tant les lire... :-)

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.

FEMMES ET HOMMES

Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent qui tissez des tissus de mots au bout de vos dents,
Ne vous laissez pas attacher,
ne permettez pas qu'on fasse sur vous des rêves impossibles...
On est en Amour avec vous tant que vous correspondez au rêve que l'on a fait sur vous,
alors le fleuve Amour coule tranquille,
les jours sont heureux sous les marronniers mauves,
Mais s'il vous arrive de ne plus être ce personnage qui marchait dans le rêve,
alors soufflent les vents contraires,
le bateau tangue, la voile se déchire,
on met les canots à la mer,
les mots d'Amour deviennent des mots-couteaux qu'on vous enfonce dans le coeur.
La personne qui hier vous chérissait vous hait aujourd'hui;
La personne qui avait une si belle oreille pour vous écouter pleurer et rire
ne peut plus supporter le son de votre voix.
Plus rien n'est négociable
On a jeté votre valise par la fenêtre,
Il pleut et vous remontez la rue dans votre pardessus noir,
Est-ce aimer que de vouloir que l'autre quitte sa propre route et son propre voyage?
Est-ce aimer que d'enfermer l'autre dans la prison de son propre rêve?

Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent
Qui tissez des tissus de mots au bout de vos dents
ne vous laissez pas rêver par quelqu'un d'autre que vous même
Chacun a son chemin qu'il est seul parfois à comprendre.
Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent,
Si nous pouvions être d'abord toutes et tous et avant tout et premièrement des amants de la vie,
alors nous ne serions plus ces éternels questionneurs,
Ces éternels mendiants qui perdent tant d'énergie
et tant de temps à attendre des autres des signes,
des baisers, de la reconnaissance
Si nous étions avant tout et premièrement des amants de la vie,
Tout nous serait cadeau
Nous ne serions jamais déçus
On ne peut se permettre de rêver que sur soi-même
Moi seul connais le chemin qui conduit au bout de mon chemin
Chacun est dans sa vie
et dans sa peau...
A chacun sa texture
son message et ses mots

Julos Beaucarne