mercredi 20 février 2008

Un arbre, un oiseau, ...

Un arbre enveloppe un nuage,
un oiseau enveloppe l'arbre
et une plume de l'oiseau disperse l'air
pour faire place au signe maintenant là.

Ce qui enveloppe est enveloppé par ce qu'il enveloppe
mais le signe nouveau passe justement
entre l'enveloppe et ce qui enveloppe
et défait le paquet.
Le soir devient un dieu.

Un arbre descend alors d'un nuage,
le nuage descend d'un oiseau
et une plume de l'oiseau écrit le nouveau signe
sur le versant qui vient d'être dégagé.

Roberto Juarroz
Poésie verticale, Ed. Fayard, p. 72

13 commentaires:

  1. Hier, à la bibliothèque, j'ai pris le livre de poésies de Roberto Juarroz : Poésie verticale.
    C'est un ouvrage magnifique, un pur bonheur.
    Je vous en livre un fragment...

    Passez une belle journée. Bisous. A ce soir.

    RépondreSupprimer
  2. Bonjour Françoise. Et merci.
    Et la plume de l'oiseau retourne dans les nuages...
    A plus tard.

    RépondreSupprimer
  3. J'attendais ta maison. Ce sera pour demain.
    Passe une bonne soirée et dors bien.
    Je t'embrasse.

    RépondreSupprimer
  4. Oui, Herbert, ce sera sûrement pour demain.
    Bonne soirée à toi aussi. Bisous.

    RépondreSupprimer
  5. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  6. Si vous parlez "des maisons ont une âme "
    C'est posté depuis 20heures

    RépondreSupprimer
  7. Ouuuiiii, ma puce, je viens d'aller voir. Je m'étais posée un moment et je viens juste de revenir sur l'ordi.
    J'aime beaucoup la façon dont tu as présenté ma petite maison.
    Mais je repasserai demain. :)
    Gros bisous.

    RépondreSupprimer
  8. Bisous du soir Françoise ;)
    Je te souhaite une douce soirée!

    RépondreSupprimer
  9. Pourquoi ce n'est que dans mes rêves que je me vois pousser des ailes, pourquoi!
    Too Banal

    RépondreSupprimer
  10. Mais too banal! C'est parce que ce n'est que dans nos rêves que tout est permis!
    Dans la réalité, nous laissons tous des plumes...
    Photoeil

    RépondreSupprimer
  11. Merci petite étoile, Tigwenn, Too banal et Photoeil... (trop drôles tous les deux... lol).
    Bisous à vous, et... bonne nuit, il est l'heure cette fois que j'y aille... A demain.

    RépondreSupprimer
  12. "Mais too banal! C'est parce que ce n'est que dans nos rêves que tout est permis!
    Dans la réalité, nous laissons tous des plumes..."

    Ce qui prouve que dans la réalité on peut aussi avoir des ailes

    Dédoublement de personnalité
    tu me fais trop rire toobanal-photooeil!
    Bise
    et aussi bise à Françounette en passant

    RépondreSupprimer

Laissez moi des petits mots,
j'aime tant les lire... :-)

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.

FEMMES ET HOMMES

Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent qui tissez des tissus de mots au bout de vos dents,
Ne vous laissez pas attacher,
ne permettez pas qu'on fasse sur vous des rêves impossibles...
On est en Amour avec vous tant que vous correspondez au rêve que l'on a fait sur vous,
alors le fleuve Amour coule tranquille,
les jours sont heureux sous les marronniers mauves,
Mais s'il vous arrive de ne plus être ce personnage qui marchait dans le rêve,
alors soufflent les vents contraires,
le bateau tangue, la voile se déchire,
on met les canots à la mer,
les mots d'Amour deviennent des mots-couteaux qu'on vous enfonce dans le coeur.
La personne qui hier vous chérissait vous hait aujourd'hui;
La personne qui avait une si belle oreille pour vous écouter pleurer et rire
ne peut plus supporter le son de votre voix.
Plus rien n'est négociable
On a jeté votre valise par la fenêtre,
Il pleut et vous remontez la rue dans votre pardessus noir,
Est-ce aimer que de vouloir que l'autre quitte sa propre route et son propre voyage?
Est-ce aimer que d'enfermer l'autre dans la prison de son propre rêve?

Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent
Qui tissez des tissus de mots au bout de vos dents
ne vous laissez pas rêver par quelqu'un d'autre que vous même
Chacun a son chemin qu'il est seul parfois à comprendre.
Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent,
Si nous pouvions être d'abord toutes et tous et avant tout et premièrement des amants de la vie,
alors nous ne serions plus ces éternels questionneurs,
Ces éternels mendiants qui perdent tant d'énergie
et tant de temps à attendre des autres des signes,
des baisers, de la reconnaissance
Si nous étions avant tout et premièrement des amants de la vie,
Tout nous serait cadeau
Nous ne serions jamais déçus
On ne peut se permettre de rêver que sur soi-même
Moi seul connais le chemin qui conduit au bout de mon chemin
Chacun est dans sa vie
et dans sa peau...
A chacun sa texture
son message et ses mots

Julos Beaucarne