lundi 28 janvier 2008

Le caillou blanc

Bien serré au creux de ta paume,
Le caillou blanc ramassé en chemin
S’est endormi, tiède comme un oiseau

Mais soudain on dirait qu’il bouge
Il vient de frémir dans ta main,
C’est un coeur qui bat sourdement,

Un simple caillou blanc
Comme le cœur du monde dans ta main.

Pierre Gabriel
Le Printemps des poètes, Seghers, Paris 2004, p. 89

7 commentaires:

  1. bonsoir Françoise.... un joli poème pour ce petit caillou blanc... et j'adore les petits cailloux.... je les ramasse quand j'en trouve au bord de la mer surtout... j'aime ceux qui sont tout lisse...quelquefois ils me servent pour lisser un petit bol en argile verte, ou bien je dessine dessus des mignatures...

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  2. Gros bisous à vous deux petite étoile et Loula.
    Passez une bonne nuit et faites de beaux rêves. A demain.

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  3. C'est rond et doux et doux le poème... comme le coeur du monde
    Merci Françounette pour ce petit bonheur
    Gros gros bisous

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  4. Tout beau ce petit coeur qui bat au creux de la main .merci françoise pour ces moments qui font battre nos coeurs de plaisir

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  5. Bonjour Françoise,

    Pierre pour Pierre...

    Le geste ancestral, celui de ramasser les petits cailloux,

    Un poème tout aussi joli de son petit coeur de pierre... si doux.

    Bonne journée à toi.

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  6. Merci de vos visites Lyse, Moghrama et Mathilde.
    Je ne m'attarde pas ce soir, j'ai travaillé tard et je vais vite aller rejoindre mon lit.
    Bonne fin de soirée à vous, et gros bisous.

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Laissez moi des petits mots,
j'aime tant les lire... :-)

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FEMMES ET HOMMES

Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent qui tissez des tissus de mots au bout de vos dents,
Ne vous laissez pas attacher,
ne permettez pas qu'on fasse sur vous des rêves impossibles...
On est en Amour avec vous tant que vous correspondez au rêve que l'on a fait sur vous,
alors le fleuve Amour coule tranquille,
les jours sont heureux sous les marronniers mauves,
Mais s'il vous arrive de ne plus être ce personnage qui marchait dans le rêve,
alors soufflent les vents contraires,
le bateau tangue, la voile se déchire,
on met les canots à la mer,
les mots d'Amour deviennent des mots-couteaux qu'on vous enfonce dans le coeur.
La personne qui hier vous chérissait vous hait aujourd'hui;
La personne qui avait une si belle oreille pour vous écouter pleurer et rire
ne peut plus supporter le son de votre voix.
Plus rien n'est négociable
On a jeté votre valise par la fenêtre,
Il pleut et vous remontez la rue dans votre pardessus noir,
Est-ce aimer que de vouloir que l'autre quitte sa propre route et son propre voyage?
Est-ce aimer que d'enfermer l'autre dans la prison de son propre rêve?

Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent
Qui tissez des tissus de mots au bout de vos dents
ne vous laissez pas rêver par quelqu'un d'autre que vous même
Chacun a son chemin qu'il est seul parfois à comprendre.
Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent,
Si nous pouvions être d'abord toutes et tous et avant tout et premièrement des amants de la vie,
alors nous ne serions plus ces éternels questionneurs,
Ces éternels mendiants qui perdent tant d'énergie
et tant de temps à attendre des autres des signes,
des baisers, de la reconnaissance
Si nous étions avant tout et premièrement des amants de la vie,
Tout nous serait cadeau
Nous ne serions jamais déçus
On ne peut se permettre de rêver que sur soi-même
Moi seul connais le chemin qui conduit au bout de mon chemin
Chacun est dans sa vie
et dans sa peau...
A chacun sa texture
son message et ses mots

Julos Beaucarne